Brèves de blog 4

  • La marque de produits laitiers Yoplait, de par sa forme coopérative ( Sodiaal), a choisi de se développer industriellement dans le monde  en cédant les droits de sa marque à des sociétés au statut plus capitalistique et plus susceptible de ce fait de croissance comme l’américain General Mills qui l’exploite aux Etats-Unis.General Mills et Sodiaal viennent d’ouvrir en association leur première usine de production de produits laitiers à la marque Yoplait en juin dernier à Kunshan proche de Shangai. Ils ont choisi pour attaquer la Chine une approche de produit haut de gamme et cher,-quatre fois plus que la moyenne du marché-, car le consommateur  de la région de Shangai plébiscite les produits premium et les distingue… par leur prix élevé.Pour autant, il a fallu adapter les produits au goût chinois en les rendant plus crémeux et avec une texture plus dense ce qui a impliqué la sélection de fermes locales dont le lait permette de donner au produit final ces caractéristiques organoleptiques.C’est sous trois marques du groupe qu’ont été lancés ces produits Perle, la marque best seller du groupe en Chine, Panier utilisé en France et O’ Fruit utilisé en Corée du Sud. Il a fallu deux ans de travail aux équipes chinoises de Sodiaal et General Mills pour arriver à leur fins.

    C’est parti et les résultats du lancement des produits en hyper comme en magasins de proximité sont encourageants avec une part de marché estimée à 5pct dans cette région pour un marché du yaourt autour de Shangai estimé à 400 Millions de dollars.A suivre donc

    La crise du pétrole, suivi de la diminution de la croissance chinoise s’est traduit par un troisième secteur en crise sur le plan mondial, celui de l’industrie minière. Vous avez entendu parler de la déconfiture boursière de la plus grande société de négoce de matières premiere, Glencore, de l’arrêt de nombre de projets miniers et des résultats en baisse de Rio Tinto et du brésilien Vale ainsi que de l’arrêt, pour des questions environnementales cette fois, de toute ouverture nouvelle de mines de charbon, voire de leur fermeture.

    Coté français c’est Eramet, très pénalisé par la baisse des cours du Nickel, un des composant de l’acier inox, et du Manganèse qui vient de décider de se serrer la ceinture. » Face à des conditions de marché particulièrement dégradées,(-35 pct sur le prix du nickel depuis janvier),Eramet a décidé la limitation de ses investissements industriels ainsi que la suspension des grand projets du groupe » a annoncé son PDG Patrick Buffet.

    Le groupe avait plusieurs grands projets à l’etude, comme le projet d’extraction de minerai de Nickel du gisement de Weda Bay en Indonésie,ou une centrale électrique en Nouvelle Calédonie. Il affiche un cash flow négatif, doit de ce fait mettre en place un plan d’économie de 360 millions d’euros sur 2014-17 dont la moitié avant fin 2015,et va vendre des actifs.

  • En aval de l’industrie minière, on trouve les groupes sidérurgiques qui se trouvent affectés par la baisse de la demande de leurs produits mais surtout par le dumping des sidérurgistes chinois qui déversent leurs excédents sur le marché européens. La Chine dispose en effet de gigantesques surcapacités de production ( 30pct !!) alors que leur demande d’acier intérieure est en baisse de 3,3 pct en 2014 puis 3,5 pct en 2015.Qu’en font ils? Ils ont déjà doublé leurs exportations d’acier vers l’Europe à 110 millions de tonnes en 2014 et continuent en 2015…tant que l’Union Européenne ne leur dit rien! Celle çi a bien annoncé une enquète anti-dumping en mai sur les aciers plats laminés et la mise en place de taxes provisoires sur les tôles d’inox,mais nos sidérurgistes risquent bien d’être morts avant d’avoir le résultats de ces enquètes.

    Le sidérurgiste autrichien Voestalpine annoncait une baisse de son bénéfice de 21 pct sur le premier semestre et annonçait un second semestre très difficile. Le finlandais Outokumpu annonçait une perte de 115 millions et Tata Steel en Grande Bretagne annonçait la suppression de 1200 emplois et que le thailandais SSI fermait son usine britannique.

    ArcelorMittal a annoncé ne pas pouvoir être compétitif avec les importations chinoises malgré ses investissements.Il a déposé  un demande de recours au chomage partiel à Fos sur mer pour la moitié des effectifs du site pour le dernier trimestre et le premier de 2016.

    Alors, Messieurs les politiques, on fait quoi???