Dallas Buyers Club : une rédemption calibrée pour Hollywood qui élude les vraies questions

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Dallas Buyers Club est un film dont on a beaucoup entendu parler en bien au début de l’année 2014. En cause la performance des deux acteurs Matthew McConaughey et Jared Leto, oscarisés depuis, qui portent le film sur leurs épaules ; mais aussi une manière différente d’aborder le pendant les années où cette épidémie était mortelle quasiment pour tous.

Ce film raconte les 7 dernières années de Ron Woodroof et accessoirement le thème initial du modèle de Dallas Buyers Club et donc la façon dont le pouvoir politique américain a oublié les premières victimes du sida, pendant des années, car elles provenaient en majorité des milieux LGTB. Pourquoi Jean Marc Vallée ne gratte-t-il pas cette surface à peine évoquée pour mieux revenir sur l’histoire personnelle de Ron Woodroof? Probablement parce qu’il est plus facile de raconter la vie d’un anti héros avec tous ses défauts et les qualités qu’il va se découvrir grâce à la force que lui donne son combat pour vivre avec le sida.

 

 

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3 commentaires

  1. Pollet Boulognesurmer on

    Un superbe film, là c’est Jared Leto…méconnaissable., qui permit à Matthew McConaughey d’obtenir–enfin..en 2014-l’Oscar du meilleur acteur.

  2. Lavachequilol on

    Bonjour, je souhaite répondre à votre question « comment d’homophobe devient-il véritablement homophile » concernant le personnage de Ron Woodroof. En tant que bisexuel, et officiellement homophobe.
    D’abord explicitons ma présentation : la bisexualité, c’est le fait d’avoir des relations volontaires avec des personnes des deux sexes. L’homophobie, c’est ainsi qu’appellent les lobbies LGBT ceux qu’ils n’aiment pas. Un bisexuel, c’est un traître potentiel pour les dirigeants idéologiques, se camouflant derrière les « communautés » LGBT. Plus encore quand ces « membres de seconde main » sont opposés aux campagnes comme la gay-pride (qui a totalement oublié l’esprit des révoltes de Stonewall) ou pour le mariage gay (confondant l’envie individuelle et la politique collective).
    Alors, pourquoi cette transformation de Ron ? Parce qu’il n’y en a pas eu : il continue d’être non-homo, il s’est simplement fait un ami. mais n’a pas changé d’idéologie. Il n’avait pas à le faire, car sa vraie transformation, celle que vous n’avez pas souligné, c’est bien d’avoir quitté, et pas de son propre chef, son groupe de base, aveugle aux problèmes des autres et essentialisant d’autres groupes (ce que font les lobbies LGBT, à ne pas confondre avec les non-hétéros en général). Sa mutation, ce n’est pas d’être homophile, c’est de reconnaître qu’il a eu tort. pas en disant « mais oui, il faut renverser la norme hétéro patriarcale blanche occidentale » (rajoutons dans la violence sociétale, histoire de rejoindre les errements actuels des « dirigeants du mouvement »), juste que la violence n’éloigne pas le dégoût, ni ne prémunie contre son objet.
    Amicalement

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