Rafael Nadal chute en 16ème de finale au Masters 1000 de Miami

Rafa Nadal est tombé prématurément face à son compatriote Verdasco, en 16ème de finale malgré une combattivité exceptionnelle venue compenser un jeu déficient : 6-4, 2-6, 6-3…

Les limites dans son jeu, dans sa profondeur de balle (malgré des progrès après son premier break au 2ème set), dans son niveau général de jeu expliquent le résultat… De nombreuses fautes directes le confirment comme ses ratés sur les balles de break décisives, un service laborieux qui a permis à Verdasco de prendre l’avantage et de ne plus le lâcher dans le 3ème set après un 1er set bien mené 6-4. Pour la 2ème fois de sa carrière, Verdasco vient à bout de sa bête noire et n’a finalement pas tremblé au moment de conclure sur sa mise en jeu, après avoir poussé Nadal à 40-40 sur son service pour rester dans le match… Bien qu’inconstant, Verdasco a su prendre à son compte les points importants pour bousculer Nadal physiquement avec de beaux coups qui ont mis en lumière tout ce qui manquait au numéro 3 mondial.

Au-delà du tennis laborieux et inefficace de Nadal dont la plupart des coups s’avéraient trop tendres pour gêner Verdasco qui a pourtant perdu pied au 2ème set (6-2) et perdu son service (2 fois 2 doubles et pas de première) au passage, le point d’interrogation majeur reste un manque cruel de confiance… Ce manque de confiance si important qui malgré sa volonté intacte de ne pas varier dans l’attitude, le pénalise presque constamment et l’empêche de prendre l’ascendant comme autrefois sur son adversaire…

Où est donc passée la confiance de Rafael Nadal qui non seulement ne semble plus avoir le feu sacré mais manque de hargne pour refuser la défaite au point de s’écrouler dans un 3ème set qu’il aurait pu remporter quand Verdasco s’avérait fébrile et encore peu en réussite comme lors du 2ème set? Sans vouloir être trop alarmiste alors que les fans essaient de se rassurer comme ils peuvent, je ne crois pas que ses absences l’an dernier pour blessures et le manque de rythme lié au manque de compétition soient les seules explications …