Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne …

Aujourd’hui les alsaciens défilent dans les rues de Strasbourg pour protester contre la nouvelle carte des régions qui leur impose un regroupement avec la Lorraine et Champagne-Ardenne. Enfin 1 600 personnes selon la police et 8 000 selon les organisateurs. C’est peu, même si les « Elsass frei » ont pullulé tout au long du cortège.

C’est à la fois pour défendre leur « droit local » et manifester leur spécificité que ces alsaciens sont descendus dans la rue, agitant leurs drapeaux rouges et blancs. En effet, ils bénéficient d’un régime de sécurité sociale spécifique à l’Alsace et à la Moselle, hérité de la période d’annexion par l’Allemagne.

Pour autant, cette manifestation ne sera que l’ultime soubresaut d’une minorité d’alsaciens, la plus grande majorité est déjà à l’ère de l’Europe. Strasbourg a obtenu l’avantage de maintenir une partie des sessions du parlement européen sur son sol. De la même manière il semble bien qu’elle ait obtenu aussi le statut de capitale régionale du nouvel ensemble, pour lequel il reste encore à trouver un nom, car Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne est un peu long.

Le choix de Strasbourg ne fait pas l’unanimité. En effet est-il raisonnable de prendre comme capitale régionale, une ville « collée » à sa frontière … Les choix de Nancy ou de Metz semblaient plus naturels et surtout centraux.

Les habitants de l’ancienne région Champagne Ardenne apprécieront les kilomètres qu’ils auront à faire pour se rendre à Strasbourg et régler leurs problèmes administratifs.