Bataille entre constructeurs et géants de la High Tech….suite

Dans mon message du 13 août, je vous faisais part de la bataille qui commence entre les constructeurs automobiles et les géants de la High Tech pour…s’emparer des tableaux de bords de nos voitures avec le ou les types de smartphones et leurs fonctionnalités  auxquels nous nous sommes habitués au point que nous les voulons maintenant dans nos voitures ( sauf la partie jeux qui nous restera interdite).

C’est la première étape qui se dessine de cette bataille qui va changer dans les années à venir nos manières de « prendre la route ». La seconde étape, bien plus révolutionnaire, est celle de la« voiture autonome » qui se conduira toute seule et à qui il suffira de dire où nous voulons aller pour qu’elle nous y conduise en toute sécurité en respectant itinéraires, panneaux et limitations de vitesse.

C’est Google qui a lancé la bagarre avec sa Google Car ci contre qui est équipée de caméras, de radar, de capteurs de toute sorte et qui roule effectivement toute seule sans avoir besoin d’un conducteur. Ce n’est qu’un prototype qui n’a pas le doit de rouler sans conducteur mais certaines de ses « facilités » comme l’auto-parking existent déjà sur des véhicules commerciaux. Elle préfigure donc bien ce que nous serons capable de faire rouler sur nos routes un jour.

Les constructeurs auto travaillent également sur ce concept et ont crée dans la Michigan, haut lieu de l’automobile US, un circuit exclusivement réservé à y tester des véhicules sans chauffeur. Il s’appelle M-City, se situe à Ann Harbor, à quelques dizaines de kilomêtres de Détroit sur plus de 130 hectares et a été inauguré fin juillet.

Il comprend tous les pièges imaginables de la route, des croisements avec ou sans feux, des autoroutes à quatre voies, des rond points, des rampes d’accès,des voies de chemin de fer, des tunnels qui perturbent les transmissions, des allèes d’arbres, des marquages au sol imprécis,. Et en plus, en hiver, il y a de la neige qui pertube encore bien plus la lecture des marquages au sol ou des panneaux!

Bref, tout ce qui peut gêner le fonctionnement d’un système automatique.

Plus de 60 entreprises de toutes nationalités ont participé à cet investissement, des constructeurs bien sur, des équipementiers,des développeurs informatiques, des électroniciens, des fabricants de composants, tous unis pour résoudre le problème de la conduite autonome sans intervention humaine dans n’importe quelles conditions. Et pour battre les High Tech de Californie, bien sur.

On estime  à une dizaine d’année le laps de temps nécessaire à développer cette technologie au point où elle puisse être considérée comme acceptable par le régulateur. Car l’obstacle majeur à la voiture autonome, c’est de convaincre le régulateur que c’est techniquement possible et sans risque d’accident et définir les standards communs à tous qui assureront cette sécurité dans tous les cas d’infrastructures.

Un incident récent vient de mettre en lumière un élément additionnel à combattre pour y parvenir: Maîtriser les hackers qui ont prouvé récemment pouvoir prendre le controle d’un véhicule à quelques kilomètres de distance, arréter son moteur alors que celui çi roulait normalement sur une autoroute, prendre le controle de la direction, rendre ses freins inactifs,voire manipuler la radio ou les essuie-glace. Les deux hackers qui se sont amusés à ce petit jeu l’ont fait en presence d’un journaliste du magazine Wired et avec le but d’alerter sur les risques existants dans ces programmes d’autonomie. Il en est résulté le rappel de 1,4 millions de voitures de la marque concernée mais les conséquences auraient pu en être bien plus terribles!

Comptéz donc dix années de plus pour que le régulateur arrive à boucler les spécifications des communications entre les véhicules eux mêmes, avec les infrastructures, installer ces infrastructures et nous voici rendus à une vingtaine d’années pour que ces systèmes d’autonomie puissent marcher en toute sécurité.