Biométrie: et les identifications basiques?

Dans mon message du 2 novembre, je vous faisais part des techniques nouvelles d’identification et de contrôle développées par Morpho et d’autres pour filtrer les entrées dans les aéroports, dans le bureaux privés ou dans les installations sensibles. Tous matériels performant mais coûteux et donc pas nécessairement à la portée de pays en voie de développement comme en Inde ou dans les pays d’Afrique. Qu’en est il des contrôles d’identification plus basiques, m’a t il été demandé?

Or il se trouve que Morpho a été et est encore impliqué dans un programme gigantesque de mise en place de la simple carte d’identité dans un pays qui n’en dispose pas, l’Inde. Et comme il y a de 1,1 à 1, 3 milliards d’hindous, vous voyez tout de suite de quel effort considérable je veux parler!

Morpho, en partenrait avec Mahindra Satyam a été en effet sélectionné dès 2010 par l’organisme indien chargé du projet d’identification unique, l’UIDAI, the Unique authentification Authority for India, pour devenir l’un des principaux acteurs du programme Aadhaar, le programme d’identification le plus important au monde. Un programme qui concernait 1,2 milliards d’individus pour sécuriser l’identité des résidents du pays qui leur permette d’avoir un accès sûr aux prestations sociales et aux services divers (Education, Télécoms, soins médicaux,services bancaires et financiers) auxquels ils avaient droit ou souhaitaient accéder.

Car dans ce pays pauvre et avec un fort pourcentage d’analphabètes, les documents d’identification étaient souvent détournés au profit d’autres personnes qui en bénéficiaient à la place du vrai assujetti.Elles pouvaient être ainsi privés de leurs droits politiques et économiques. Eh oui nous qui avons toujours connus les bénéfices d’une administration qui fonctionne bien, avons de la peine à imaginer qu’ailleurs dans le monde il puisse y avoir des personnes sans identité reconnue ou dont l’identité a été usurpée par un autre!

La mise en place de ce programme, surtout dans un pays aux fortes compétences informatiques, a fait appel aux dernières techniques biométriques, la reconnaissance des empreintes digitales et celle de l’iris.Le programme, qui est en cours depuis 2011, est prévu porter dans un premier temps sur la création de 600 millions d ‘identités uniques sur une période de Quatre ans. Il sera vraisemblablement renouvelé au delà.