Brèves de Blog…..de l’agroalimentaire

  • Le saumon est devenu un matière première agricole comme les autres et le bon temps du saumon sauvage péché à la ligne et fumé artisanalement est terminé depuis longtemps. On en est maintenant dans un élevage industriel de masse dont le producteur majeur est la Norvège avec ses gigantesques fermes à saumons de ses non moins gigantesques fjords. 57 pct de la demande mondiale proviennent en effet de ce pays mais d’autres pays comme le Chili ou le Pérou sont également des acteurs majeurs de ce marché au point que l’on peut se demander d’où viennent finalement ces saumons écossais ou irlandais qui sont encore populaires sur les étalages de nos grandes surfaces

    Et comme c’est devenu un produit grand public, il est soumis également aux rumeurs médiatiques qui le rendent plus ou moins sympathique à la consommation.Or c’est le cas depuis quelques temps et depuis que les journalistes ont fait leurs choux gras…du pou du saumon. Car le saumon est susceptibles, comme nos enfants depuis quelques temps… d’avoir des pous! Que fait le le producteur dans ces cas là? Il traite avec des produits divers dont des antibiotiques qui ont des statuts à géométrie variable au près des autorités sanitaires suivants que vous parlez de celle des pays producteurs ou des pays consommateurs.

    Le cours du saumon qui est donc soumis aux mêmes aléas que celui de l’acier, du blé ou du charbon, est la résultante des deséquilibres de la demande et de la production et des effets médiatiques comme la contre publicité sur les ventes de ce produit de l’affaire du pou. Or la demande concinue à croitre dans le monde alors que la production ne suit pas vraiment. Et donc, comme vous voyiez ci dessus, les prix ont eu tendance à monter.

    Toute évolution dans les comportements et évolutions des acheteurs et des producteurs pouvant avoir des effets pervers, le poisson qui trinque c’est …le cabillaud vers lequel se sont tournés les consommateurs alors que c’est une espèce sur laquelle pèsent également de lourdes menaces de maintien de la ressource.

  • Autre produit agricole dont la production et la vente ont vécu des aléas importants, l‘huile de palme reste le produit gras végétal le moins coûteux au monde cultivé en très large volumes en Indonésie, en Malaisie et en Papouasie-Nouvelle Guinée et dont le succès s’est traduit malheureusement par des déforestations importantes dans ces pays.Or la demande continue à croître et est prévue tripler d’içi 2050 par la FAO.
    Le premier producteur au monde Sime Darby est malaisien et vient d’acheter son confrère et concurrent New Britain Palm Oil, NBPOL, pour 1,4 milliards d’euros, soit 85 pct plus cher que son cours de bourse. La dite société possède 135 000 hectares en Papouasie-Nouvelle Guinée dont les terres sont réputées offrir les meilleurs rendements au monde qui viendront s’ajouter aux 525 000 hectares de Sime Darby.
    Il y a encore de l’avenir pour le Nutella!
  • Les activités agro-alimentaires en France sont à la fois prospères, avec des positions forte internationalement, discrètes car c’est une tradition du monde agricole,relativement atypiques de par la pourcentage inhabituellement fort de structures coopératives et malgré cela riche d’une culture entrepreneuriale et commerciale avérée.
    A titre d’exemple, je vous présente le numéro 2 mondial de la sélection génétique animale multi-espèces, le groupe familial Grimaud dont le chiffre d’affaire a atteint, en 2013, les 280 millions d’euros, en hausse de 100 millions sur 5 ans.
    Il est spécialisé dans la sélection des meilleurs reproducteurs pour la production de viandes, volailles et porcs en particulier.Il vient de prendre une position clé sur le marché chinois, qu’il alimentait à partir de ses installations cholétaises,en s’alliant au chinois Hanswine,dans une filiale dont il détiendra 60 pct.Il y installera une centre de recherche et de développement ainsi que des moyens nouveaux de reproducteurs.et devrait ainsi développer des races de porcs adoptés aux spécificotés du marché chinois.
    Il se diversifie également dans l’aquaculture mais cette fois au Mexique, en Basse Californie, avec une nouveau centre de R&D spécialisé dans la crevette et avec un centre de multiplication de géniteurs au Vietnam pour y produire des pré-larves de crevettes.
    Au total le groupe emploie 2000 personnes dont 400 dans l’Ouest de la France
  • Les activités de cette industrie sont très variées, allant de la sélection génétique qui,permet d’améliorer les performances d’un cheptel en terme de production de lait en volume et qualité et de fertilité comme le fait l’Institut de l’élevage, à la,production et la vente de doses de semences pour la reproduction comme le groupe rennais Evolution, ou l‘accouvage industriel, la production d’animaux d’un jour comme l’entreprise Orvia en Vendée.
    Ces activités ne sont pas pour autant un long fleuve tranquille, secouées qu »elles sont par des crises sanitaires régulières auxn répercussions immédiates, par une concurrence de plus en plus féroce et mondialisée, et par la nécessité pour ces entreprises de s’internationaliser de plus en plus.
    Le groupe Evolution, par exemple, né de la fusion de 3 coopératives et spécialisé dans la reproduction et l’insémination de bovins, compte trois taurelleries, deux verrateries, un haras pour les chevaux et un élevage de lapins et vinet de racheter un laboratoire de l’Inra, Institut National de la Recherche Agronomique, spécialisé dans les analyses génétiques.Il travaille sur la sélection des animaux pour la production laitière mais aussi pour la qualité de leurs membres inférieurs pour mieux supporter la stabulation à vie sur sols en bétons,ou la bonne inclinaison du bassin pour faciliter les velages.