Brèves de blog gazières…Suite de Suite

  • BP avait découvert sur les blocs gaziers North Alexandria et West Mediterranean Deepwater en Méditerranéenne, des réserves susceptibles d’exploitation pour produire jusqu’à 34 millions de m3 de gaz par jour soit léquivalent du quart de la production actuelle de gaz de l‘Egypte. Il vient d’annoncer le lancement du projet de mise en exploitation de ce gisement pour un objectif de démarrage en 2017.
    BP detient 65 pct des droits sur le gisement.
  • J’avais eu l’occasion dans un message du 13 janvier 2014 ,que je vous invite à relire, de vous informer de l’évolution des différents projets de construction de gazoduc à partir de la mer Caspienne, où de gigantesques gisements de gaz ont été identifiés et sont en cours de mise en exploitation.La mer Caspienne étant une mer fermée,pour pouvoir les exploiter, il faut construire des gazoducs jusqu’au port le plus proche sur la Méditerranée ou jusqu’aux lieux de consommation finaux en Europe du Sud.
  • Deux projets parallèles existent et sont en construction,l’un, le Southstream, mené par Gazprom et l’ENI italienne qui est prévu passer sous la Mer Noire,traverser les pays des Balkans et aboutir dans le ,nord de l’Italie pour y amener des volumes de gaz des différents pays entourant la Caspienne pour laquelle Gazprom s’est assuré l’exclusivité de la commercialisation. C’est ce que l’on appelle la Voie Nord ou la Voie RusseL’autre la Voie Sud part de Bakou sur la Caspienne  remonte par Tbilissi en Géorgie,puis traverse la plateau anatolien, la Turquie, au sud de la Mer Noire par le TANAP, Trans-Anatolian Gas Pipeline, dont les actionnaires sont les compagnies gazières azerbaidjianaise SOCAR(80pct) et turques Bodas(15pct) et TPAO(5pct), pour amener le gaz jusqu’à l’entrée en Bulgarie où il est prévu se connecter sur le TAP,Trans-Adriatic Pipeline, qui ,via la Grèce et l’Albanie, est prévu passer sous l’Adriatique pour déboucher en Italie du Sud. C’est la Voie Sud, le rêve de l’Union Européenne qui devait se matérialiser initialement par le désormais défunt gazoduc Nabucco et avait pour but de capturer un approvisionnement à partir de la Caspienne qui soit indépendant de Gazprom et de la Russie.Si je vous en reparle aujourd’hui, c’est que le premier coup de pioche du TANAP vient d’être donné près de Kars dans l’est de la Turquie! Le dit Tanap qui doit coûter 10 milliards d’euros, est prévu satisfaire 20 pct des besoins en gaz de l’Union Européenne et commencer à fournir à partir de 2018. Le rêve de l’Union Europénne est proche de se réaliser.
  • Les marchés c’est bien connu, ca va ca vient. Y compris des marchés énormes et s’étendant sur la totalité de la planète comme..celui du gaz de pétrole liquéfié. Un marché  qui a connu, à cause de la catastrophe de Fukushima et de l’arrêt qui l’a suivi des 44 autres réacteurs nucléaires japonais, un focalisation sur l’approvisionnement du marché japonais qui était passé du jour au lendemain au tout gaz pour l’alimentation de ses centrales.La solidarité internationale a bien sur joué pour arriver à fournir les besoins en cette énergie primaire du Japon mais n’a pas empêché les prix du gaz de monter très haut et les méthaniers d’être plus ou moins réservés d’avance pour cet approvisionnement. Ça a duré deux ans  et s’est traduit par un certain assèchement du flux de livraison précédent vers les pays du Sud de l’Europe dans laquelle il était possible de trouver un approvisionnement en GNL ex Algérie à un prix moindre que les prix pratiqués en Asie du Sud Est du fait de la concurrence de gaz importé par gazoduc en provenance de Russie.Cette situation de quasi sevrage de cargaisons de l’Europe du sud de la part des fournisseurs d’Asie (Qatar et Australie) a duré deux ans jusqu’à récemment , en Novembre ,où l’on a revue des cargaisons de GNL revenir en Méditerranée. C’est que les prix en Asie du Sud est ont fortement baissés par suite, d’une certaine normalisation de la demande japonaise, de l’espérance d’une baisse plus considérable encore de cette demande si le nucléaire commençait à y repartir et de la chute du prix de baril de pétrole sur lequel sont indexés 60 pct des contrats d’approvisionnement du marché japonais.L’Europe du sud a ainsi retrouvé les 20 pct de son approvisionnement en gaz qui lui faisait défaut.Du fait de la crise Ukrainienne et de la baisse de production du champ de Groningue aux Pays Bas, le prix de gaz en Nord et Sud Europe était resté sous tension. Renversement de situation donc avec un bien meilleur approvisionnement de l’Europe et des prix plus raisonnables. A suivre donc
  •   Les projets de mise en production de gisements gaz qui passent par des usines de liquéfaction de ce gaz sont extrêmement coûteux à mettre en place car bien plus coûteux, plus risqués et très sensibles à un retournement du marché.
    Du fait de la situation japonaise et du prix, élevé, du GNL dans cette zone, certains projets avaient pu être accéléré et d’autres  étaient passés de la table à dessin de l’ingéniérie à la réalisation sur le terrain avec des dates de démarrage des livaisons s’étalant de Mai 2014( ExxonMobil en Papouasie/Nouvelle Guinée) à fin décembre 2015 BG Queensland Curtis en Australie). La situation de la demande et des ventes et l’arrêt de la production pour problèmes techniques sur Angola LNG de Chevron,  s’est en fait traduit par un maintien pur et simple du niveau de production à 246 Millions de tonnes en 2014.
  • Les projets ci contre sont prévus démarrer les livraisons de 2015 à 2016.Parmi ceux ci le projet Gorgon de Chevron est un projet géant à 50 milliards de dollars et le projet Prélude se singularise par son pétrolier/Usine de liquéfaction combinés. Celui de l’américain Chenière à Sabine pass pour exporter des gaz de schistes est basé sur des « économics » différents puisque jouant sur le différence entre le prix intérieur US, bas du fait de la surabondance des gaz de schistes là bas, et le prix international.Au global cela fait 240 millions de tonnes de nouveaux volumes d’içi 2017, soit l’équivalent de la production mondiale actuelle.Il faudra une forte augmentation de la consommation pour que tous parviennent à tenir leurs objectifs économiques!
  • L’usine de liquéfaction de gaz de Total au Yemen vient d’arrêter sa production pour cause d’insécurité accentuée dans la zone et le personnel est en cours d’évacuation. Total est l’actionnaire majeur de cette usine de 6,7 millions de tonnes/an de gaz liquéfié qui a coûté 4,5 milliards de dollars. Total en détient 39,6 pct, l’américain Hunt 17pct, Yemen Gas Co 17pct ,et les coréens SK Innovation, Kogas et Hyundai respectivement 9,5, 6 et 6 pct
  • Le Japon et son gouvernement attendent anxieusement de pouvoir ré ouvrir les réacteurs nucléaires de certaines centrales après remise aux normes nouvelles de sécurité et approbation pour redémarrage par l’autorité de sécurité nucléaire japonaise.
    Leurs espours viennent d’être douchés en ce qui concerne la centrale de Takahama de Kensai Electric Power par une décision de justice inattendue. Le juge Hideaki Higuchi a en effet jugé que  » Les nouveaux standards de sécurité manquait de rationalité » et qu’elles avaient sous estimé la puissance potentielle des séismes dans la zone.
    Ce n’est donc pas gagné le redémarrage! Kansai Electric va faire appel mais le redémarrage pour 2015 est probablement hors de porté maintenant
    Un autre cas pour le redémarrage de deux tranches de la centrale de Sendai par Kyushu Electric doti être jugé le 22 avril par un autre juge.