Brèves de Blog Pétrolières et Gazière ( Suite de Suite)

  • L’arrivée du charbon américain importé à bas prix des Etats Unis a fait baisser fortement l’utilisation du gaz en Europe dans les centrales électriques et a affecté fortement, avec les desaccords politiques entre la Russie et l’Union Européenne, et la crise économique en Europe, les volumes dont l’Europe avait traditionnellement besoin. Il en est résulté en même temps une demande de révision des tarifs de Gazprom de la part de ses grands clients européens ce qui a fait chuter ses ventes et ses revenus.Au point que Gazprom vient de décider de changer de système contractuel d’approvisionnement. En plus de contrat d’approvisionnement à des prix basés sur les volumes de livraison, la durée d »engagement et le prix du pétrole en référence. Il vient de décider de vendre des volumes additionnels ….aux enchères!

    C’est la semaine dernière que cela s’est passé.Gazprom a mis aux enchères 3,2 milliards de m3 de gaz, l’équivalent de la consommation de la Suisse ou du Danemark, pour livraison sur six mois à,partir du 1er octobre dans les pays du nord de l’Europe ou tout au moins au bout du tuyau des gazoducs qui l’y amène.
    Pour Gazprom, c’est l’occasion de tester un pricing et un mode de vente additionnel, et de juger de l’opportunité d’institutionaliser un tel mode de vente, si d’avenrture il s’avèrait que le prix obtenu durnat ces enchères, se révèlait plus élevé que la moyenne du porte feuille de clients européens de Gazprom. 39 sociétés du trader aux pétroliers ont été accrédité pour pouvoir se présenter à cette vente.
    Initiative intéressantes donc. Attendonc d’avoir les résultats pour savoir quels en seront les clients et si cette nouvelle méthode de vente a une chance de se répandre..

  • Vous savez que la méthode d’extraction des gaz de schistes a été accusée des pires maux par les écologistes qui ont réussi dans certains pays, dont la France,à en interdire la pratique. Parmi les défauts à l’actif de cette méthode, le risque de déclencher des petits séismes dont l’un a été enregistré dans le Lancashire en Angleterre, ce qui n’a pas empéché pour autant Cameron d’ouvrir la prospection pour les gaz de schistes en Grande Bretagne.Par contre il apparait que ce problème de séismes dans les extractions gazières n’est pas lié aux gaz de schiste et à leur mode d’extraction mais à tous les gisements gaziers voire d’autre nature. La nature ayant en effet horreur du vide, à force d’extraire du gaz , des liquides également voire du charbon ou des minerais, des profondeurs de la terre, on crée forcément des poches de vide qui provoquent à terme un réaménagement de ces structures souterraines et donc des petits tremblements de terre qui les accompagnentC’est du moins ce qu’il ressort de la condamnation de la société exploitante des énormes gisements gaziers de Groningue aux Pays Bas, la NAM filiale de Shell et d’ExxonMobil. Ces gisements gaziers, de type traditionnels, ont été mis en exploitation dans les annéees 60 et ont servis à alimenter en gaz la quasi totalité de l’Europe jusqu’à ce que le gaz de la mer du nord puis les livraisons de Russie viennent prendre le relai. C’est à partir de 1990 qu’ont commencé à se produire de petits séismes qui se sont amplifiés avec le temps au point que le gouvernement néerlandais décida de limiter drastiquement  la production de Groningue de 42,5 Milliards de m3 à 30 depuis le dernier mois de juin.

    Une décision lourde de conséquence pour le,pays puisqu’elle équivaut à se priver de 0,5 point de PIB.C’est dire que le risque était considéré comme sérieux pour en arriver à une telle décision. Il fallait aussi compenser les 12,5 milliards de m3 manquant. Un seul fournisseur pouvait le faire, Gazprom bien sur. Au moment où nous menaçons la Russie de représailles suite à l’affaire de l’Ukraine, ça tombe plutot mal mais les lois du commerce vont prévaloir et  Gazprom livrera.

    Restera à indemniser les habitants de la zone ayant subi des dommages à leurs habitations. Jusqu’à ce jugement qui rend NAM responsable des dommages aux habitations, ce dernier négociait au coup par coup en fonction des dommages et de la moins value à la revente. Là il va falloir passer à une négociation globale avec les représentants des habitants et propriétaires. On parle d’une dépréciation systématique de 3000 euros de la valeur des biens ayant subi un tremblement de terre. L’affaire se négociera dans les mois ou les années à venir et on parle d’une indemnisation globale allant de 150 millions à 1 milliard.

  • On parle d’un doublement du gazoduc Nordstream qui amène la gaz de Russie sous la Baltique aux pays du nord de l’Europe.Une rumeur qui n’est peut être pas étrangère à l’information ci dessus sur la baisse de la capacité de production du gisement de Groningue et sur les besoins additionnels des Pays Bas. A suivre