Brèves de Blog…suite

  • Signalons un comportement atypique dans ces évolutions vers toujours plus de spécialisation,toujours plus de proximité des marchés en devenir, celui d‘ExxonMobil qui, vient de décider d’investir 1 milliards de dollars dans …le raffinage. Un domaine dans lequel les marges sont minimes, voire parfois négative en net, mais qui constitue un passage obligé entre les activités d’exploration/production et celles de commercialisation des produits pétroliers raffinés.
    L’outil industriel européen est certes inadapté au marché européen avec beaucoup trop de capacités de production d’essence et pas assez en diesel que nous importons massivement de Russie et des marges de raffinage durablement à 15 dollars du baril alors qu’il en faudrait 30 pour équilibrer les comptes. Est ce vraiment le moment pour autant pour investir dans la raffinerie d’Anvers pour fabriquer davantage de diesel alors que ce combustible semble menacé par le caractère cancérigène de ses émissions, on peut se le demander.
    Faisons confiance à ExxonMobil, ils savent faire leurs calculs. A moins que cet investissement ne corresponde à une spécialisation des différentes raffineries du groupe en Europe, soit vers des activités chimiques ou une centralisation des carburants diesels sur Anvers, à l’avantage (orientation chimie) ou au détriment (orientation diesel) de l’autre raffinerie nord européenne du groupe à Port Jérome.
    En tous cas il est intéressant de noter cet investissement comme un signe de persistance du premier pétrolier mondial dans l’aval de cette industrie et d’un certain désaveu pour une approche Pure Player dans l’exploration/production de brut qui a pu tenter certains de ses confrères .
  • Dans un tout autre domaine celui de l’aviation, le monde est dominé par deux constructeurs Boeing et Airbus et il est difficile à d’autres marques, constructeurs et pays de s’y lancer.Parmui ceux çi signalons le succés du brésilien Embraer qui est devenu le troisième constructeur mondial, loin des deux premiers certes, en réussissant son offensive dans le domaine des jets d’affaires.
    Il a réussi en un temps record à se constituer une gamme de pas moins de sept modèles en partant de l’extrapolation de son plus petit avion régional de 35 places, le ERJ 135, en jet moyen de gamme dans la catégorie exécutive jets de 14 passagers, le Legacy 600. Sa gamme aujourd’hui va du Phenom 300, un petit jet leger, au Phenom 100 de 2200 km de rayon d’action et 4,1 millions de dollars au Legacy 600 à 26 millions de dollars et au Lineage 1000, un long courrier de 6850 km de rayon d’action et 53 millions de dollars. Il ne reste qu’à occuper le créneau, dans ce marché où la différentiation se fait par le rayon d’action, des jets à très long rayon d’action pour lequel un avion sera disponible dans la gamme Embraer dès 2015.
    La flotte des jets d’affaire est estimée à 700 appareils dont 300 à la marque Embraer. Les usines de production se trouvent au Brésil, à San Jose de Campos à coté de Sao Paulo, mais aussi aux Etats Unis à Melbourne en Floride et…en Chine à Harbin en coopération avec Avic le constructeur chinois.
  • Un autre métier que l’arrivée d’Internet a bouleversé, c’est l’hôtelerie avec l’arrivée subite des sites de réservation de séjours. Les booking.com, Trivago.com, Hotels.com et autres ont envahi les écrans et il ne viendrait plus à l’idée d’un utilisateur, même moyen, d’Internet de ne pas chercher son point de chute ailleurs que sur l’un de ces sites.
    Vous avez accès à des photos des hôtels dans lesquels vous souhaiteriez aller, vous pouvez voir sa localisation par rapport aux sites que vous souhaitez visiter, vous pouvez étudier l’offre de prix de location sur la zone intéressée, vous avez accès aux disponibilités et vous recevez une réponse quasi immédiatement à une réservation de votre part, et vous pouvez consulter les avis des internautes sur leur passage dans tel ou tel établissement. Sans devoir avancer l’argent en plus .Que pourriez vous espérer de plus pouvoir faire votre choix?
    Le temps où à partir de 5hrs du soir, les touristes se mettaient en recherche d’une chambre d’hotel n’est plus. Celui du guide Michelin pour sélectionner un hôtel et y faire une réservation n’est plus non plus. On se demande même qui achète encore le guide Michelin dont les fameux inspecteurs ont du passer à la trappe depuis longtemps.
    Il n’y a plus qu’un adversaire résolu de ces sites, Monsieur Montebourg bien sur!! Lequel les a fait assigner en justice pour cause d’irrégularité juridique de telle ou telle clause des contrats passés avec les hôteliers. Il souhaite, nous dit il, rétablir le contrôle de la relation entre les sites et les hôteliers.
    En réalité, les hôteliers jugent surtout le coût des services offert par ces centrales d’intermédiation trop élevé, 16 pct en moyenne et c’est sans doute vrai.Mais que deviendrait la fréquentation de ces hôtels s’ils n’avaient pas les Booking ou Expédia pour les remplir? Probablement pas grand chose car les hôtels de préfecture n’ont jamais fait de gros effort de marketing de leur services en dehors du Michelin. Seules les chaines hotelières suffisamment importantes et puissantes peuvent se  permettre d’avoir leur propre site qu’il leur faut de toutes fàçons animer régulièrement.
    Quelle que soit votre action, Monsieur Montebourg, vous n’empècherez pas les français d’utiliser ces sites qui, que vous le vouliez oui non, ont gagné la bataille de la praticité