Comment trouvons nous encore du poisson sur les étals?

On peut en effet se le demander? Quand vous allez en effet dans votre hypermarché ou, plus rarement car ils ont beaucoup disparus, chez votre poissonnier sur les marchés, vous constatez que leurs étals sont toujours bien achalandés, en quantité comme en variétés de poissons disponibles.

On nous raconte pourtant que nos océans et mers et les espèces qui s’y trouvent se désertifient ou disparaissent, alors que ce n’est pas l’impression que donnent nos étals. Un rapport récent sur l’évolution des espèces marines et de leur habitat, le Planète Vivante Océans 2015, élaboré par le WWF et le Zoological Society of London, le ZSL, qui ont agrégé les données disponibles dans les publications scientifiques, révèle qu’un certain nombre d’espéces sont déjà passées en dessous du seuil des 50 pct de leurs populations en dessous duquel une espèce peut fort bien disparaître totalement.

C’est le cas des populations de scombridés, parmi lesquels les maquereaux, les thons et les bonites, qui ont connu une chute de 70 pct de leur population entre 1970 et 2010 sans que depuis ne se manifeste un redressement quelconque au niveau mondial. C’est le cas des tortues marines mais aussi des raies et également des requins, pourtant non consommés.

La surpèche fait partie des « maladies » des être humains qui ne savent pas se contenter de leurs prises de tous les jours et continuent à pécher à tout va, bien aidés par des équipement sans cesse en progrès et de plus en plus efficaces qui détruisent tout sur leur passage.

En  un peu plus de 50 ans, les zones de notre planète dont les océans peuvent être considérés comme surexploités par la pêche humaine ont été multipliés par 50 au moins.Sans compter, ce que l’on appelle les prises accessoires, ces poissons que l’on prend dans ses filets alors qu’ils ne sont pas vraiment vendables et que l’on ne rejette pas suffisamment rapidement à l’eau.

Il n’y a pas que la surpêche. Il y a la destruction des fonds marins, celle que l’on ne voit pas, celle qui a fait disparaître en 25 ans plus de 50pct des grands massifs coralliens qui sont en fait les pouponnières de beaucoup d’espèces, celle des mangroves et des herbiers où se nichent 25 pct des espèces.Sans compter la disparition des oiseaux marins qui souffrent de la disparition progressives des poissons dont ils se nourrissent mais également de celle de leur habitat côtier par les constructions humaines.

Et puis il y a les conséquences des activités humaines comme l’exploitation des mines et carrières dont les déchets se retrouvent souvent dans la mer, le développement du tourisme bien mal maîtrisé et…les émissions de CO2 qui se traduisent par l’acidification des océans laquelle fait disparaître les coreaux etc.

En conclusion, nos océans ne sont pas en bon état, nous le savons et nous de faisons rien. Ces hommes sont fous…