Conaissez vous le Grexit?

Peut être pas. C’est le nom donné, en particulier par les allemands, à la sortie éventuelle de la Grèce de la zone Euro et qui signifie Greece Exit, en Français Sortie de la Grèce ou, si l’on est plus méchant, Grèce dehors !

Une sortie qui coûterait beaucoup d’argent aux pays qui lui ont prête de l’argent ou ont donnés des garanties à la Banque Centrale Européenne pour financer les banques grecques, le fond de soutien à l’Euro ou différents titres que la BCE détient et qui ont été donnés par les banques grecques comme garantie des prêts qu’elle leur accorde.

C’est l’Instutut de Conjoncture allemand IFO qui calcule régulièrement la valeur de ce « Grexit ». Au jour d’aujourd’hui,et avant de nouveaux prêts à la Grèce,  le risque maximum encouru par les deux plus gros créanciers de la Grèce, la France et l’Allemagne, se monte à 139,5 milliards d’euros dont 59,7 pour la France et 79,8 pour l’Allemagne.

La repartition en est celle que vous voyiez ci contre. 11,4 milliards d’euros au titre des garanties données par la France lors du premier plan de secours européen en 2010.

A la suite de ce premier plan de soutien a été crée et mis en place pour soutenir l’euro menacé de passer à la trappe du fait de la crise grecque, le mécanisme dit du FESF ou Fond Européen de Stabilité Financière pour un montant de 141,6 milliards d’euros dont la France assurait la garantie pour 21,9 Pct soit 31 milliards et l’Allemagne pour 41,6 pct soit 41,6 milliards en cas de défaut de la Grèce sur cette dette.

Rajoutez y les rachats de titres grecs par la BCE au titre du programme dit SMP pour près de 20 milliards d’euros et les dettes et créances entre banques centrales du système européen, que l’on a surnommé les dettes Target,qui résultent du solde négatif de la banque Centrale grecque vis à vis de ces collègues.Enfin le risque lié à la garantie donnée au FMI pour ses prêts à la Grèce.Sans compter de nombreuses surprises, par nature désagréables, dans le cas où la Grèce ferait vraiment faillite.

Au total donc 59,7 milliards de risque pour la France en cas de défaut de la Grèce, soit pour chaque français 1000 euros!

Signalons à nos amis grecs qui se plaignent de notre manque de soutien que nous leurs avons preté ou garanti sur 5 ans 250 milliards d’euros alors que leur PIB annuel est inférieur à 200 milliards. De quoi expliquer la mauvaise humeur relative des allemands qui se font en plus traiter de Nazis par le Premier Ministre grec !!!