Connaissez vous le Crowdfunding?

Nous n’arrétons pas, tous les jours, de voir des nouvelles manières d’utiliser internet et le numérique et de nous apercevoir des perspectives nouvelles que son utilisation ouvre à telle ou telle pratique. Ainsi en est il, par exemple, du financement des entreprises que ce nouveau mode de communication est en train de révolutionner. Pour créer puis développer une entreprise, la méthode traditionnelle consistait à faire appel aux familles et aux amis pour se bâtir le capital de départ de sa start up. Une phase relativement facile à mettre en place et qui permettait au créateur de « tenir » un à trois ans en fonction de la somme d’argent rassemblée et ….sans se salarier, car c’est comme cela que l’on démarre.

Là où ca se compliquait c’est quand ça commençait à marcher et que vous commenciez à passez en phase dite d’amorçage. Là il faut trouver un financement complémentaire, surtout si vous souhaitez pouvoir vous salarier un peu. Et là vous tombiez sur la phase la plus critique, vous adresser aux banques ou aux « business angels », dans les deux cas des spécialistes qui étudient avec attention les dossiers qu’on leurs présentent et connaissent le marché dans lequel s’inscrit telle ou telle start up. Des gens plus difficiles à convaincre que la famille et qui risquent des sommes plus importantes qu’ils ne souhaitent pas perdre ou ne peuvent pas laisser perdre à leur banque.

C’est ce stade là de la levée de fonds que le numérique et internet sont venu révolutionner.Il vous offre en effet la possibilité d’avoir accès pour financer votre idée et votre entreprise…. au grand public. A des milliers de gens qui peuvent miser sur votre idée des sommes relativement petites mais comme vous savez, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Et comme ils misent relativement peu, ils peuvent se permettre de fonctionner au coup de coeur et pas à l’analyse d’un business plan detaillé. Et qui plus est, sans vous demander des garanties dans tous les coins qui sont l’élément bloquant de beaucoup de discussions avec les banquiers.

C’est ce quie l’on appellle le Crowdfunding, le financement par la foule en français, que nous avons traduit pour faire plus poli en français par Financement participatif. Mais comme nous sommes bien français néanmoins, nous avons immédiatement régulée cette pratique, trop « capitaliste » aux yeux de certains, avec la sortie récente d’une règlementation de cette finance participative il y a un mois. Elle reste intelligente en limitant les risques pris mais pas trop et en simplifiant certaines mesures et en apportant des possibilités de financement supplémentaires.

Elle distingue les trois possibilités de plateformes que l’on trouvait sur internet. Des plateformes dites d’ »Equity » c’est à dire des prises de participation au capital des sociétés en achetant tel ou tel nombre d’actions. Ca commence à 100 000 euros que vous pouvez investir avec d’autres membres de la plateforme réunis au sein d’une holding ( société de participation) et c’est limité par la nouvelle ordonnance à 1 Millions de partiicipation maximum. Les membres de cette plateforme restent des actionnaires traditionnels en quelque sorte.

Des plateformes qui prêtent de l’argent aux sociétés mais sans les tracas des prêts bancaires, les cautions ou les assurances décès. Il faut :montrer « patte blanche » quand même avec trois exercices comptables et une bonne solvabilité, si on pas d’exigences particulières sur les dépenses à financer.Les taux pour un prêt fde 100 000 euros sont fixés par enchère mais se situent entre 4 et 10pct avec un interdit fixé par la nouvelle législation en dessous des taux usuraires.Maximum empruntable par les entreprise de 1 million d’euros et somme maximale prétable par un particulier de 1000 euros.

Enfin il existe des plateformes de dons. C’est le cas des préachats d’un produit en fin de développement qui permet de tester l’intérêt d’un marché pour son produit et d’en lancer la fabrication.Un exemple: la start up Wistiki qui a lancé un dispositif pour retrouver ses clefs ou ses objets perdus, le Wist et qui a réussi à lever 80 000 euros en prévente de leurs dispositif auprès de 1565 internautes. C’est ce que l’on appelle le don contre don.

Les différentes plateformes sont désormais régulées suivant deux statuts. Celui de Conseiller en Investissement Participatif, CIP, pour les plateforme « Equity » et celui d’Intermédiaire en Financement Participatif pour les plateformes de prêt.

Les deux statuts doivent respecter des règles de bonne conduite, de transparence et de prevention d’endettement excessif. ils sotn soumis au controle du régulateur, l’AMF, l’Autoirité des Marchés financiers.

Quelques noms,Kickstarter, le précurseur américain qui a levé l’année dernière 480 millions de dollars. En France,Wiseed dans l’Equity ou Unilend dans le prêt. ou l’Association Financement Participatif France qui a levé en 2013 78 millions d’euros.