Elimination des pneus usés: On progresse…

Les pneus usés ne s’éliminent pas facilement et constituent une nuisance environnementale en ce sens qu’il faut les stocker dans des décharges gigantesques , lesquelles présentent des risques de feu quasiment inextinguibles. Sans compter que stockés à l’air libre, l’eau qui reste à demeure dans les enveloppes est un lieu de culture idéal pour les moustiques.

Pendant des années, on les a soit exportés vers l’Afrique où il existe une demande pour des pneus mêmes usés à la corde soit stockés par millions dans de gigantesques décharges. On a fini par trouver un processus pour s’en débarrasser, les broyer sous forme de pellets qui servent de combustibles dans les fours des cimentiers.Entre temps le mal avait été fait et la France s’était constellée de décharges plus ou moins sauvages. Sans compter le monde agricole qui les apprécient pour maintenir les baches plastique de leurs ensilages.On estime d’ailleurs à 800 000 tonnes les pneus usés stockés dans les fermes de France dont on se sait pas comment on s’en débarrasera au fur et à mesure que le nombre de fermes diminuera.

Pour les pneus nouveaux, le problème a été résolu par la loi de décembre 2002 qui impose aux fabricants et importateurs de gérer la « fin de vie » de leurs enveloppes.Sept d’entre eux ont crée une société, Aliapur, pour traiter 320 000 tonnes par an ou 42 millions de pneus.Elle fonctionne en collectant une contribution à la vente et en tachant d’en développer des utilisations diverses. La moitié est utilisé comme combustible dans les fours des cimentiers ou dans des chaufferies urbaines où ils offrent un pouvoir calorifique équivalent à celui du charbon. Le reste, une fois débarrassé de ses métaux et textiles, est transformé en granulés utilisés dans les routes, les sols souples ou pour l’insonorisation. La consommation est telle que les cimentiers, qu’il fallait payer à une époque pour leur faire prendre les pneus usés, les payent (modestement) désormais et que la redevance pour chaque pneu vendu a diminué de 2,20 à 1,25 euros par pneu.

Aliapur réalise 50 millions de chiffre d’affaire et fait travailler 23 salariés et 700 personnes chez les récupérateurs.

Pour les pneus usés, c’est une association, Recyvalor, crée par 27 fabricants et distributeurs qui a pris en charge le recensément et le nettoyage des sites de stockages sur le même principe de financement par une contribution abondée par l’Ademe .

Depuis 2008 elle a nettoyé 48 sites et recyclé 40000 tonnes de pneus. Il en reste 25 000 tonnes dont le site de Lachapelle-Auzac dans le Lot, près de Souillac pour lequel le nettoyage a commencé.9500 tonnes ont déjà été traités. Il en reste 25 000 pour lesquels l’Ademe vient de fournir le financement.

Quand ce nettoyage sera terminé il en aura couté 13 millions d’euros pour faire place nette.