Grèce: les faits sont têtus!!

Ça évolue plutôt mal cette affaire de maintien ou non de la Grèce dans la zone euro et du niveau de soutien que les autres pays de la zone euro sont prêt à accorder ou non, et dans quelles conditions, au gouvernement grec

Nous avait on assuré pourtant, Melenchon en tête, à la suite du référendum grec, que ca y était, dès le lundi, Tsipras allait pouvoir revenir à la table des négociations et imposer ses conditions aux créanciers. Et nos médias de se féliciter du résultat de ce référendum à grand coup de déclarations gauchisantes sans se poser le moins du monde la question du « Qui va payer pour boucher la dette grecque? «

Quelle gigantesque ignorance économique sera révèle t il chez les grecs d’abord qui ont cru qui suffisait de dire non à ce qui voulaient bien vous aider pour que ces derniers insistent pour vous apporter davantage d’aide. Comme si, refusant, à titre personnel, une facilité de paiement que vous auriez obtenu de votre banquier, celui ci allait insister pour vous en proposer davantage encore et à moins cher, en oubliant vos dettes non remboursées précédentes. Bien sur, si vous écoutiez les responsables politiques français, vous étiez sûr que ces derniers étaient prêt à tous à votre détriment pour aider les grecs à n’importe quel prix et nos médias ne faisaient, sans la moindre réticence ni début de questionnement, que vous reporter les idées de nos politiciens.

Un sondage montrait que les français faisaient plus confiance à Angela Merkel qu’à François Hollande pour les défendre face aux exigences nouvelles des grecs. Curieux tout de même qu’il faille plus compter sur un dirigeant étranger que sur notre propre Président pour défendre notre bout de gras?

Gigantesque ignorance économique de Monsieur Tsipras et de son Ministre des Finances Tsaroufakis, de penser qu’après avoir fait voter son peuple contre le plan européen de soutien à la Grèce, il puisse, la semaine suivante, faire des propositions à l’Union Européenne encore plus contraires au plan contre lequel il avait fait voter non et puisse se présenter face à son parlement pour faire approuver ses nouvelles propositions!

Gigantesque mésestimation des réactions humaines de sa part de penser qu’après avoir raconter des histoires jamais suivies d’effet, il allait voir ses collègues, accepter joyeusement de lui proposer 50 à 70 milliards d’euros sans contrepartie et sans assurance de la réalisation effectives des réformes qui donnent un semblant de crédibilité à un remboursement potentiel d’un tel prêt? On ne peut mentir tout le temps et croire que ses partenaires, en dehors ,hélas, de notre Président, croiront du jour au lendemain à son nouveau probable mensonge.

Le peuple grec commence à se rendre compte que « les faits sont têtus » et qu’il va être difficile d’aller au delà de ce que des créanciers pourtant bienveillants ont proposés sans les contreparties fortes et sérieuses qu’ils ont constamment refusé de mettre en place depuis 50 ans. C’est très triste pour eux et je le regrette pour tous ceux qui sont les vrais victimes de la gabegie que peut engendrer un système démocratique dévoyé.

Car c’est là que le bât blesse. Tant que le système démocratique sera capable de faire élire des soi-disant élites qui n’ont pour seul but que de bien vivre avec leur administration aux dépens des petits et des sans grandes qui génèrent les ressources du pays, un « risque grec » existera partout dans les démocraties. Sans régarder bien loin, voila 35 ans que nos élus du tous bords votent sans discontinuer des budgets en déséquilibre grave et construisent petit à petit une dette colossale dont on sait qu’il faudra la payer un jour et dont les seuls intérêts représentent l’équivalent du budget de l’Education Nationale.

A ce rythme nous serons d’içi quelques décennies dans la situation des grecs et un jour les distributeurs d’argent verront leur flux se tarir brutalement et pour les mêmes raisons. Pensez y….