Guerre en Irak: Le scandale de la manipulation de l’équipe de Bush!

J’ai eu la chance de voir sur la chaine LCP, la chaine parlementaire, un documentaire de François Bringer, intitulé Guerre, Mensonges et Vidéos, qui relate comment Bush et son équipe de gouvernement s’y sont pris, après les attentats du 11 septembre, pour relier ces attentats, perpétrés par Al Quaida, à l’Irak et à son Président Saddam Hussein puis petit à petit, à coup de mensonges et de communication biaisée, pour persuader les américains de se lancer dans la guerre contre l’Irak dont ils viennent seulement de sortir, dix ans plus tard sans avoir rien réglé!

Si vous pouvez retrouver cette émission sur le net, allez la voir elle vous fera froid dans le dos à réaliser comment nous, citoyens moyens, pouvons être manipulés par des politiques sans aucun scrupule dans,en principe, la plus grande démocratie du monde.Brrr….ça fait froid dans le dos.

L’histoire commence après l’arrivée au pouvoir de George W Bush flanqué d’une camarilla néoconservatrice qui voulait restaurer le prestige de l’Amérique sur le monde. en attaquant l’Irak de Sadam Hussein qui, lors de la guerre précédente conduite par son père George Bush, avait « sauvé sa peau » par le refus de celui çi d’entrer sur le territoire irakien jusqu’à Bagdad, après avoir écrasé l’armée irakienne sur le territoire koweitien qu’elle avait envahi. Une occasion manquée par le père en effet. Pour cette camarilla,les Paul Wolfowitz, Donald Rumsfeld, Dick Chenney et d’autres, l’ennemi à détruire c’etait Saddam Hussein et l’Irak, un point c’est tout comme on dirait aux guignols!

Puis survinrent les attentats du 11 septembre exécutés par Al Qaida qui traumatisèrent le monde et les Etats Unis encore bien plus et à juste titre. Curieusement, la manière dont l’équipe Bush réagit à ces attentats furent de les relier à l’Irak de Saddam Hussein alors que ce dernier, peut être en plaisantant, réagit, lui, comme une occasion de reprendre des relations avec les Etats Unis puisqu’ils avaient désormais un ennemi commun, le terrorisme et Al Qaida.

Comme il n’apparaissait pas de lien évident entre les attentats du 11 septembre et l’Irak, il fallut« inventer » une histoire pour convaincre l’opinion publique qu’il fallait attaquer l’Irak.Ce fut celle des armes de destructions massives,dont vous avez su depuis qu’elles n’avaient jamais existés. Le commentaire de François Bringer montre comment, petit à petit, avec l’aide active des Donald Rumsfeld, Dick Cheney et Condoleeza Rice et malgré les réticences de Colin Powell, ainsi que celles d’un Tony Blair à la botte des Etats Unis, ils arrivent à persuader le peuple américain tout entier qu’il fallait attaquer l’Irak.

Vous verrez ou reverrez la pantalonnade des « preuves » de ces armes de destruction massiveprésentée par Colin Powell qui y prédit son honneur. Vous y verrez l’utilisation des médias que l’on met dans la boucle  et dans la poche, pour la grace d’un scoop. Vous y verrez la création de nouvelles menaces à partir de faux renseignements connus comme des faux depuis longtemps comme l’achat d’uranium à un pays africain pour développer l’arme nucléaire . Vous y verrez le ralliement progressif de Tony Blair à la campagne de l’équipe Bush jusqu’à oublier les promesses faites à son peuple de respecter les faits et le droit.

Tout cela se termina, comme vous savez, par le débarquement en Irak, un début de guerre victorieuse qui fut exploité médiatiquement au mieux, aucune découverte des armes de destructions massives annoncées, puis par la suite avec la fin désastreuse que vous avez connu.

Le préoccupant, c’est de s’apercevoir que dans une démocratie supposée être le meilleur modèle de gestion des pays démocratiques proposé comme tel à la planète, nous avons été manipulé comme nous le fûmes jusqu’à accepter une telle intervention militaire à grand coup de mensonges fabriqués par une équipe idéologiquement orientée qui s’est comporté d’une manière pas très différente de celle d’une autre idéologie cinquante ans plus tôt.

Et tout cela pour quoi? Pour la gloriole vaine d’une réélection. L’homme est vraiment une bête bizarre!