La grippe Coloniale de Huo-Chao-Si et Appollo: dessin grotesque et histoire anecdotique

 La grippe Coloniale de Huo-Chao-Si et Appollo raconte le retour de soldats de la grande guerre en 1919 sur leur terre à la Réunion … Bien qu’ils soient accueillis en héros, leur retour ne sera pas aussi heureux qu’espéré…

La grippe Coloniale de Huo-Chao-Si et Appollo, tome 1

En mars 1919, la guerre est enfin finie et les soldats peuvent à présent rentrer chez eux. Grondin, Evariste, Camille et Voltaire rentrent eux à la Réunion où leur famille les attend. Enfin pas tous. Ces soldats s’essayent donc maintenant à la vie civile, avec plus ou moins de réussite, notamment pour les blessés et les traumatisés.

Alors que la vie semble reprendre son cours, entre les affaires de coeur et le travail, une nouvelle menace plane sur l’île. Les soldats rentrés d’Europe ont emportés avec eux la grippe espagnole qui commence à faire des victimes. Alors qu’un médecin tente de prévenir le danger, les autorités balaient ses craintes d’un revers de main et laissent la situation empirer.

Même si certains thèmes soulevés par cette bande dessinée m’intéressent au plus haut point comme la Grande Guerre et l’île de la Réunion, je n’ai pas vraiment accroché à ce premier tome. Et notamment à cause du dessin qui ne m’a pas enchantée (on dirait du Joann Sfar sans l’humour). La série ne faisait que deux tomes, je vais lire la suite pour voir la fin, mais sans grand enthousiasme non plus.

La grippe Coloniale de Huo-Chao-Si et Appollo, tome 2

Sur l’île de la Réunion, la grippe espagnole fait des ravages, sous les yeux d’autorités dépassées par la situation. Chaque individu essaie de survivre du mieux qu’il peut, en s’enfermant dans les maisons ou en s’adonnant à des remèdes miracles. Nos trois acolytes sont toujours sur l’île: Grondin vit avec l’une de ces herboristes miraculeuses, Evariste travaille encore pour le médecin de l’île, Voltaire est toujours en couple avec Emma.

Devant la propagation de la maladie, les autorités décident enfin d’agir en bouclant les quartiers pauvres, pour les isoler des quartiers résidentiels.

Quand ça veut pas, ça veut pas. Je n’ai vraiment pas énormément à dire sur cette bande dessinée. Je n’aime pas du tout le dessin, et je ne vois pas bien ce qu’a voulu faire le scénariste avec cette histoire de grippe espagnole sur l’île de la Réunion. Les quelques planches de fin, qui tentent (assez maladroitement je dois le dire) de donner un ton plus universel à cette bande dessinée, en rappelant la participation des colonies à l’effort de guerre et l’illusion de la fraternité dans les tranchées, tombent à l’eau. Il y a quelque chose dans le grotesque du dessin et des personnages qui finit par rendre cette histoire complètement anecdotique, et qui m’empêche d’adhérer au propos final (qui pourtant est honorable).