L’attractivité de la France en berne…

La Chambre de Commerce américaine en France, l’AmCham, se livre à intervalle de temps réguliers à un sondage auprès de dirigeants de sociétés américaines en France sur l’attractivité de notre pays pour y investir.

Traditionnellement nous y étions plutôt bien considérés sur la base des nombreux avantages dont nous disposons par rapport à nombre d’autres pays, comme des salariés bien formés et travailleurs, des infrastructures de grande qualité, un environnement industriel et technologique de haute qualité, un enseignement  de qualité ou une grande sécurité juridique et sur celle de la bonne expérience acquise par les dites sociétés dans leurs implantations françaises

Pas de chance la dernière édition de ce sondage montre une dégradation forte de l’opinion des dirigeants des filiales françaises de ces sociétés américaines sur l’avis de leur maison mère  sur l’opportunité de considérer un investissement sur notre territoire.

La dégradation de cette opinion a été graduelle et a commencé à s’affirmer dès 2012 et donc les premières mesures de notre Président et de son gouvernement. Nous sommes ainsi passé de 2010 à 2014 de 9 pct d’opinion mauvaise à 46 pct aujourd’hui et de 53 pct d’opinions mauvaises et moyennes à …88pct.En sens inverse, les opinions excellentes et bonnes sont passées de 46 pct à 12Pct seulement.

Le résultat, c’est que même le dirigeant de la filiale française ne va pas recommander notre pays à sa maison mère américaine pour un investissement additionnel industriel.Or les sociétés américaines sont celles qui sont les plus présentes en France avec 4000 entreprises et 440 000 salariés et les premiers investisseurs en France avec 122 projets recensés par l’AFII, Agence Française pour les investissements internationaux. C’est dire que bien peu d’entre eux dans ce contexte arriveront à terme positivement pour notre pays.

D’après Clara Gaymard, le femme de notre ex Ministre des Finances et la présidente de l’AmCham, la concurrence ppur des investissements industriels en Europe est devenue féroce et nos grands concurrents, l’Allemagne, la Grande Bretagne mais aussi les Pays Bas et l’Espagne amélioraient leurs offres là où la notre devenait progressivement incompréhensible…