Le Medef, on ne peu plus réactionnaire

Pierre Gattaz, patron du Medef veut supprimer l’obligation de justifier un licenciement. Pour y arriver il propose que « la France sorte de la convention 158 de l’organisation internationale du Travail (OIT). On peut aussi rétablir le travail des enfants dans les mines, tant qu’il y est.

Il ne se passe pas un jour sans que les patrons, le Premier Ministre et des membres du gouvernement multiplient les propositions de régression sociales : l’augmentation des seuils sociaux, la création d’un contrat de travail unique, la remise en cause des 35 heures, et maintenant la suppression de l’obligation de justifier un licenciement.

Les salariés qui subissent tous les jours le harcèlement au travail, les quinquénaires que l’on jette comme des mal propre sur un marché du travail qui ne veut plus d’eux, les jeunes qui doivent enchaîner les stages et au mieux les CDD … C’est à un retour en arrière d’un siècle que ce beau monde nous propose de revenir.

Mais ceux-ci se réservent les bonus, les retraites chapeaux, les dividendes extravagants aux actionnaires et des augmentations énormes … Mais où veut en venir le patronat : à une explosion sociale ?

Bien sûr l’argument de masse serait qu’une telle mesure favoriserait l’emploi, puisqu’ainsi on pourrait prendre et jeter les travailleurs comme des kleenex au grès de l’envie et des circonstances.

L’aveu de Pierre Gattaz : « Les chefs d’entreprise, quand ils peuvent embaucher, craignent de se trouver devant les prud’hommes s’ils rompent le contrat ». C’est tout de même une disposition qui apporte le minimum de protection aux salariés, pourquoi ne pas supprimer du coup le corps des inspecteurs du travail ? Et en augmentant les seuils sociaux, privés de délégués du personnel, de Comité d’entreprise et de CHSCT, on imagine l’enfer que deviendrait le monde du travail …

C’est ce qu’ils appellent « la flexibilité du marché du travail », jolie expression pour désigner un monde du travail où le patron serait roi et les salariés des esclaves corvéables à merci.

Mais il reste encore un ministre socialiste qui n’a pas renié ses engagements, Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction, publique a tranché net, en qualifiant de « très conservateur et un peu archaïque » les propos de M. Gattaz et le soupçonne de vouloir retourner dans un passé très, très lointain ».

Le climat devient de plus en plus malsain, il est temps que la conscience des travailleurs se réveille et qu’ils prennent leur destin en main par les luttes, comme ce qui se passe actuellement en Allemagne et au Royaume Uni.