Le Quai des Orfèvres est il un ouvert à tout le monde?

Si vous travaillez dans une entreprise quelconque, il n’est pas évident que vous puissiez, de nuit et équipé comme pour un déménagement, entrer dans ses locaux. Quand bien même ce serait possible pour les bureaux d’une TPE ou PME, vous auriez besoin d’en disposer de la clé ou d’avoir un badge d’entrée. Pour un établissement industriel, il est vraisemblable qu’il existe un gardiennage qui vous demandera ce que vous venez faire et notera au moins votre passage et ses raisons. Si le dit établissement fonctionne en continu vous aurez forcément à badger quelque part et tout défaut de ce badgeage sera signalé.

Curieusement il ne semble pas que le 36 Quai des Orfèvres dispose de ces dispositifs minimaux. C’est ainsi que l’on a pu constater il y a quelques mois que l’on pouvait rentrer en bande dans les locaux accompagnés de personnes extérieures à l’établissement, une femme par exemple et… la violer.Ben voyons! Où peut on violer en réunion une femme sans être dérangé que dans les locaux de la police?Les tournantes, ce n’est pas seulement dans les caves des grandes barres d’immeubles en banlieue.

Vous vous êtes peut être dit que la condamnation des coupables allait provoquer une prise de conscience des responsables de ces établissements publics? Que nenni puisque quelques mois plus tard on s’aperçoit qu’un policier, membre de la brigade des stupéfiants, a pu venir de nuit et chargé comme pour un déménagement, entrer dans l’établissement et repartir avec les mêmes sacs lourdement chargés de marchandise sous scellés, c’est à dire des objets en principe sous surveillance renforcée. Apparemment il existe une surveillance vidéo mais, c’est bien connu, même chez des spécialistes de qualité moyenne, ça ne sert qu’à posteriori pour constater et ça ne prévient rien, en particulier s’il n’y a personne pour les surveiller. Bien sur, au cœur même de la police, on sait tout ça et on a du prendre les mesures que l’on recommande à l’extérieur pour sécuriser le bâtiment.

Monsieur le Ministre, l’air sevère comme il se doit pour un Ministre de l’Intérieur, a jugé que de tels comportements étaient intolérables dans un corps comme la Police et qu’il allait prendre les mesures qui s’imposaient. Il a donc suspendu à titre conservatoire  le fonctionnaire de police.

Ce n’est pas le fonctionnaire seulement qui sera éventuellement à révoquer quand sa culpabilité aura été démontré mais tout le système d’accès des bâtiments et des locaux et de ceux où l’on garde les objets sous scellés, qu’ils aient une forte valeur où non. Notre administration aurait déjà du réagir au moment du viol de la touriste étrangère; L’a t on fait ou s’en est on tenu à la défense des fonctionnaires, je ne m’en souviens plus. En tous cas l’expérience prouve qu’il faut au moins deux alertes successives pour que l’on se bouge et encore, rien n’est moins sur, n’est ce pas Monsieur le Ministre.