Législative partielle dans le Doubs … le doute encore.

C’est donc un duel PS-FN qui sera aux vues des résultats du premier tour, nécessairement, arbitré par les électeurs de l’UMP. Le parti de Nicolas Sarkozy a connu bien des turbulences au cours de la semaine écoulée, la position affichée par le bureau national, celle du ni-ni, ne fait pas l’unanimité, y compris auprès de certains poids lourds de l’UMP.

Nicolas Sarkozy a laissé quelques plumes à ce jeu là. D’abord son absence de lundi pour aller gagner quelques 100 000 euros à l’étranger, a été du plus mauvais effet, laissant planer le doute d’une certaine légèreté pour le président d’un parti de gouvernement. Ensuite face à une opposition interne aussi frontale entre les partisans d’appeler à voter PS et ceux du ni-ni, il a tenté une voie moyenne appelant à faire barrage au FN sans aucune référence au PS. Il a été mis en minorité et c’est la frange la plus dure de l’UMP qui l’a finalement emportée.

Reste à savoir ce que les électeurs vont faire dans la 4ème circonscription du Doubs. Le PS vise une élection, succès qu’il n’a quasiment pas connu depuis 2012. L’UMP cherche auprès de ses électeurs le suivi de sa consigne, qui sur le papier assurerait l’élection du FN. Quant à ce dernier il rêve d’un troisième siège de député à l’Assemblée nationale.

A cette heure, s’ajoute une nouvelle inconnue, le taux de participation plus élevé qu’au premier tour donnera une indication, sur quel camp bénéficiera, du PS et du FN, de cet afflux de nouveaux électeurs. En effet avec, à 17 heures, un taux de participation à 43,49% c’est un bond d’un peu plus de 9% de nouveaux électeurs auquel on assiste.

Si le candidat du PS l’emporte, François Hollande verra sa nouvelle stratégie de l’unité nationale confortée. Si la candidate du FN gagne l’UMP portera la lourde responsabilité d’ouvrir une voie royale à Marine Le Pen avec le nouveau positionnement du ni-ni adopté. Alors les risques d’un éclatement de l’UMP seront encore plus renforcés, avec une aile dure qui ira vers des accords de désistement réciproques avec le FN aux prochaines législatives.

C’est aussi une forte indication qui sera donnée pour les prochaines élections cantonales où les duels PS/FN devraient être assez nombreux.

Bref, pour une fois c’est bien un test grandeur nature qui se joue aujourd’hui sur les rapports de force existants entre la droite, la gauche et l’extrême droite.