Microsoft Windows 10 va légaliser les copies pirates… et puis non

Microsoft vient de nous faire un joli pas de danse, un retournement de veste ou erreur de communication, choisissez votre hypothèse. Il paraissait effectivement incroyable que ce dernier ne se mette à légaliser des copies pirates de son propre logiciel.

Pourtant sur le coup cela m’a semblé tout à fait envisageable. Oui je suis un grand naïf. Je reste en effet persuadé que le système d’exploitation n’est plus du moins dans ses versions « familiales » stratégique. Les derniers résultats publiés par Microsoft en juillet 2014 montrent que le développement de son activité est désormais tiré par le cloud et son offre Office 365 avec une progression de 174% en un an. Je reste à peut prêt persuadé que cette tendance va s’accentuer.

Je suis d’ailleurs étonné que les systèmes d’exploitation des postes de travail n’aient pas encore été intégrés dans un package Office 365. Cela permettrait d’encore mieux contrôler l’utilisateur et rendre indispensable le paiement d’un abonnement. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a effectivement une limite à ce que les gens sont prêts à accepter de perdre. Perdre l’usage d’une suite bureautique est une chose, perdre l’usage du matériel dont on fait l’acquisition en est un autre. Probablement une des raisons pour lesquels Microsoft n’a pas encore franchi ce pas.

Microsoft Windows gratuit ?

Je reste convaincu que le prochain pas sera la gratuité. Peut-être une gratuité relative. J’achète une première fois Windows avec mon matériel et puis je bénéficie de toutes les versions suivantes gratuitement. Bien entendu ceci reste valable tant que je garde ma machine. C’est en tout cas ce qui se va passer pour les possesseurs de Windows Seven et Windows 8 qui bénéficieront d’une mise à jour gratuite vers Windows 10 la première année.

Je ne doute pas que cela devienne la règle. Sachant que les utilisateurs n’ont pas l’impression d’acheter Windows quand il achète une machine cette pratique va donc rendre Windows virtuellement gratuit dans l’esprit du grand public.

Si l’on replace toutes ces gesticulations dans le contexte de la lutte avec les systèmes d’exploitation libre, il est évident que la lutte reste totalement inégale. Tant que des constructeurs ne proposeront pas à minima un double-boot au premier démarrage offrant le choix d’activer un OS libre ou Windows (en sortant la carte de crédit pour ce dernier) la situation n’a quasiment aucune chance d’évoluer. Mais mis à part une contrainte légale, je ne vois pas pourquoi un constructeur prendrait cette peine dans le contexte actuel.

Alors cafouillage ou communication ? Les deux mon colonel!