Nos amis les musulmans et nos amis les chiens

Propriétaire d’un chien, j’ai remarqué à plusieurs occasions que certaines personnes s’en éloignaient toujours avec peur, dégoût et manifestaient à mon égard de l’agressivité. Par recoupement, je constatais qu’elles étaient toutes musulmanes. J’ai donc entrepris des recherches pour mieux comprendre.

Prenons l’Iran, le Parlement envisage d’adopter un texte, à l’initiative des ultras conservateurs, pour punir les propriétaires de chiens, à savoir 76 coups de fouet…ou d’importantes amendes. Seuls les agriculteurs, les chasseurs et la police en seraient exemptés.

Ces députés s’inspirent de hadiths qui indiquent que caresser un chien ou pire entrer en contact avec sa salive est impur. Tout contact annulerait les ablutions.

Que sont les Hadiths, auxquels, semblent-il de nombreux fidèles s’inspirent ? Il s’agit de communications orales du prophète Mahomet et de l’ensemble des traditions orales relatives à ses compagnons.

Mais que dit, une fois de plus le Coran ? Rien, absolument rien … nulle interdiction et nulle indication d’une quelconque impureté.

Dans la sourate 18, il est fait état de l’histoire des « habitants de la caverne » … au verset 13, c’est Dieu qui dit « qu’ils étaient de bons croyants et qu’il les a guidés », plus loin au verset 18, il dit qu’ « ils avaient leur chien avec eux ».

Interrogeons nous, comment pourrait-on faire dire à Dieu que les chiens sont impurs et donc interdits, alors qu’il parle des habitants de la Caverne comme de bons croyants (qui ont un chien).

Enfin dans le Coran, il est dit que rien n’est haram (interdit) sauf à ce que Dieu l’ait dit. Dieu consacre le Coran comme étant « complet » et parfait … la question est close, tous ces discours sur l’impureté des chiens sont une fabrication d’hommes mal intentionnés et décidés à contingenter l’humanité dans des règles qui les soumettent au lieu de les libérer. C’est un « clergé » moyenâgeux qui a inventé de toute pièce ces interdits relatifs aux chiens.

Le chien est le meilleur ami de l’homme, la législation française vient de lui reconnaître son droit à la sensibilité. Les animaux ne sont plus considérés comme des meubles, mais des être vivants doués de sensibilité.

Nos amis musulmans se doivent de respecter nos lois, mais aussi de s’interroger sur le bon usage du Coran en tout lieux et toutes circonstances.