Résultats de la France : Petite rectification…..

Tous les ans, on nous sérine avec les résultats économiques de la France, ses dépenses et ses recettes et le fameux déficit du budget.Si vous suivez régulièrement ce blog, vous savez que ce déficit est juste un faux semblant, une manière de minimiser l’ampleur du problème économique de notre pays en ramenant notre déficit dans des valeurs non significatives.
Pensez donc , 3  ou 4 pct de déficit, de quoi nous parle t on? Pourquoi même nous en parle t on, peuvent en penser les français !

Tous les ans, donc, je vous donne les vrais chiffres sans le biais voulu par nos politiques pour en cacher l’aspect critique! Un élément essentiel tout d’abord, le Produit Industriel Brut, le PIB, qui est en quelque sorte le chiffre d’affaire de la France. Il a atteint en 2014 le chiffre de  2144 milliards d’euros produits dans le pays.

La dépense publique ensuite, c’est à dire le coût de l’Etat et de ses services s’est monté en 2014 à 1226 milliard d’euros.Une somme à rapprocher du chiffre de PIB du pays France dont elle représente, 57,2 pct, un chiffre en constante augmentation au fil des ans et très supérieur à ce qui se pratique dans d’autres pays de niveau comparable de développement. A ce rythme là, d’içi 10 ans nous dépenserons 60 pct de nos recettes à payer des fonctionnaires, et des dépenses des services publics,alors que ces personnes et dépenses ne produisent rien qui ne soit vendable à l’extérieur du pays!

Les recettes publiques, elles, proviennent de la collecte de nos impôts direct, de celle des impôts indirects, comme la TVA, et des impôts sur les bénéfices faits par les sociétés, l’IS. Elles se sont montées en 2014 à 1142 milliards d’euros soit 84 milliards de recettes de moins que les dépenses de la monumentale machine administrative. Un déficit qui se transfère automatiquement dans la colonne de la dette voisine qui va dépasser pour la première fois les 2000 milliards d’euros à 2038 milliards.Quand donc notre Ministre des Finances se félicite de voir son déficit se réduire de 4,1 pct du PIB en 2013 à 4,0 pct cette année, il a la satisfaction facile!

Heureusement, les taux d’intérêts sont devenus dérisoires ce qui rend relativement supportables la charge de notre dette, qui se monte quand même à un montant équivalent au budget du Ministère de l’Education, mais surtout dont on sait qu’il va augmenter progressivement à la remorque des taux américains.

Nous sommes donc encore loin d’une situation budgétaire simplement stabilisée. Encore ne faudrait il pas que les pouvoirs publics confisquent de manière anticipée les fruits des premiers frémissements(?) de l’économie française dans de nouveaux impôts ou taxes comme les frondeurs, le front de gauche, voire les députés socialistes se laisseraient facilement aller à faire.