RMC Infos / BFM: Bourdin a joué les faire valoir pour Varoufakis

Invité sur RMC Infos BFM, l’ancien ministre des finances et de l’économie de la Grèce, Varoufakis a été interrogé par Jean Jacques Bourdin, mais on ne peut que regretter que ce dernier n’ait pas posé la bonne question….

Jean-Jacques Bourdin s’est bâti une réputation d’interviewer pugnace agressif qui est supposé embarrasser ses interlocuteurs. A l’annonce de son interview de Monsieur Varoufakis, l’ex Ministre des Finances du gouvernement Tsipras, à l’occasion de sa venue en France pour assister à la Fête de la Rose de Arnaud Montebourg, je m’étais dit que cet interview risquait d’être intéressante et me suis donc mis à l’écoute.

Déception, Bourdin a joué les faire valoir, pas vraiment celui qui pose les questions embarrassantes. cela a permis à Varoufakis d’y aller de son couplet anti capitaliste,anti européen voire anti euro, de se plaindre de l’Union Européenne qui n’est pas venu au secours de la Grèce et de se positionner comme un sympathique partisan de la relance contre l’austérité.

Il aurait peut être pu néanmoins rappeler que l’Union Européenne doit déjà avoir injecté de nombreuses dizaines de milliards d’euros dans l’économie grecque sans grand résultat à ce jour, que son problème d’incapacité à collecter l’impôt ne date pas d’aujourd’hui et que l’absence de cadastre qui empêche d’établir des impôts fonciers dans ce pays serait, avec les techniques modernes, facile à résoudre. Il aurait pu aussi lui demander pourquoi finalement, face à autant de défiance à l’égard de son pays, créateur du fameux tonneau des Danaïdes, il n’a pas milité pour revenir à la Drachme et à la liberté de son peuple en même temps.

Varoufakis a fait part de sa déception de la,position de la France, positive en parole face à face, mais à la botte de,l’Allemagne quand il s’agissait vraiment de parler gros sous .Il a rappelé, utilement, que ce qui vient d’arriver à la Grèce pouvait arriver bientôt à la France 

Et puis surtout, il a quand même oublié de rappeler qui paye pour les 84 milliards que l’Union a accordé à son pays pour qu’il s’en sorte quand même, que ce ne sont pas des banques éthérées sans liens avec les peuples européens qui les leur prêtent, mais des contribuables  des différents pays de l’Union qui travaillent tous les jours pour les gagner!

Carton Rouge, Monsieur Bourdin! Votre réputation est surfaite, vous gardez peut être l’aspect agressif, mais votre dossier est vide.

Vous ne lui avez même pas demandé comment et qui, maintenant que Monsieur Tsipras vient de démissionner qui remboursera aux Européens les 84 milliards que nous sommes en train de donner à son pays !!