Surprise, les émissions de CO2 plafonnent

Les émissions de GES dans l’atmosphère de notre planète, et parmi ces derniers de CO2 proviennent de différentes sources d’activités humaines, production d’énergie, transports, industrie, agriculture,chauffage,déchets ..etc, dont la plus importante est la production d’électricité que les autorités suivent de près régulièrement.

Or depuis des années, celles liées justement à cette production d’électricité n’arrètent pas de progresser avec la croissance économique. Surprise,pour la première fois en 2014, elles n’ont pas progressé à 32,3 gigatonnes de CO2 émises, exactement au même niveau qu’en 2013, alors que, globalement, nous étions plutôt dans un contexte économique de croissance. A quelques mois de l’ouverture de la Conférence Internationale de Paris sur le climat durant laquelle les différents pays participants doivent prendre des engagements fermes de maîtrise de leurs émissions pour ne pas dépasser un réchauffement climatique de plus de 2 degrés C, c’est un élément encourageant!

Or sur la période 2013/14, le contexte économique mondial a été caractérisé par une reprise de l’activité de l’ordre de 3pct. Constater que malgré ce contexte les émissions de CO2 n’ont pas augmenté prouve que les différents pays du monde ont réussi à améliorer l’efficacité énergétique de leur production et qu’ils se sont engagés sur un recours accru aux énergies renouvelables.

Ils ont ainsi réussi à découpler pour le première fois la croissance de leurs économies de celle de leurs émissions de GES! 

Parmi les pays en croissance de la planète, citons le plus important d’entre eux en terme de croissance et d’émissions, la Chine qui malgré une croissance de 7,4 pct en 2014, n’a augmenté sa consommation d’énergie que de 3,8 pct et a réussi à baisser ses émissions de CO2 de 2pct! Un résultat du à l’évolution de son mix énergétique avec une diminution de l’utilisation du charbon ( 64,2 pct de contribution globale en 2014 contre 66 en 2013) et une progression des énergies non fossiles de 9,8 à 11 pct. Pékin s’est donné comme objectif de passer à 15 pct pour 2020 et a investi 89,5 milliards de dollars en 2014 dans les énergies renouvelables. Pas mal pour le premier émetteur mondial de CO2 avec 30 pct des émissions mondiales.

Reste que les progrès observés ne sont pas à la hauteur des attentes des populations qui sont devenus très conscient des risques sanitaires liés à la croissance économique « au charbon ».