Usines automobiles: la fin des usines en France?

Vous avez déjà pressenti que, dans les années à venir, il n’y aurait plus d’usines nouvelles de production automobile construite en France. La dernière en date, celle de Citroên à Aulnay vient de fermer, ce n’est pas pour en construire de nouvelles. Par ailleurs, on implante désormais les nouvelles usines là où il y a des marchés conséquents qui se développent et pas là où les coûts sont élevés et les débouchés limités.

La politique de PSA pour gérer ses usines existantes et leur conserver un avenir éventuel est symptomatique de la tendance actuelle. On passe d’abord par la mise en concurrence des usines pour l’attribution de la mise en production de tout nouveau modèle, histoire de trouver, par accord d’entreprise, les meilleures conditions de coût pour y produire ces modèles.

Ensuite on essaye de compacter les sites au maximum pour libérer des terrains dont on sait que, sauf exception, ils ne seront plus jamais utilisés, dans le contexte mondial désormais, de la production automobile.

La carte ci contre vous montre comment cette politique de compactage peut s’appliquer à l’outil industriel de production de PSA. Dans le dispositif actuel, PSA dispose dans le nord d’usines spécialisés dans la production de moteurs, de boites de vitesses ou de modéles particuliers (utilitaires) qui ne doublonnent avec aucune autre et ont vocation à poursuivre leurs activités telles quelles ou en augmentant éventuellement leurs capacités.

Les 5 usines de production doivent se compacter pour en diminuer les coûts de fonctionnement, taxes et maintenance en passant dans le principe à une seule ligne de production correspondant au potentiel du marché français ou européen. Sur les 1675 m2 de ces usines, PSA a identifié 160 hectares non utilisables économiquement et donc disponibles soit,pour des usines de sous traitants ( la tendance est à des usines de sous traitants proches de celles de montages), soit pour la vente à des collectivités locales, souvent intéressées par ces locaux bien placés, soit pour des programmes immobiliers.

C’est à l’occasion de la construction de l’usine en commun avecToyota à Kolin en Tchéquie que PSA avait été frappé par la politique  du constructeur japonais de compacter cette usine au maximum sur 21 hectares alors que la politique PSA de l’époque était plutôt de s’étaler sur la surface disponible.

Il n’en reste pas moins qu’en observant les volumes de production actuels de ces différents sites, on peut se demander… s’il n’y en pas déjà un de trop pour le,potentiel actuel du constructeur