Vers une solution à la gestion des déchets radioactifs

Vous savez que la France via son agence nationale de gestion des dechets radioactifs, l’Andra prépare le regroupement et la gestion des déchets radioactifs de toute provenances qui existent sur notre territoire, qu’ils proviennent du démantèlement de centrales nucléaires en fin de vie ou d’autres applications industrielles.

Ces déchets sont classés en différentes catégories en fonction de leur activité nucléaire plus ou moins intense et de la longeur de vie de cette activité qu’on appelle la période. Il existe par exemple des déchets dit TFA pour très faible activité, FMA VC pour Faible et moyenne activité et Vie courte, FA-VL, Faible activité vie longue, HA Haute activité et ainsi de suite.Tout matériau radioactif ou ayant été en contact avec un produit radioactif est classifié suivant la norme ci dessus et stocké suivant cette catégorie dans telle ou telle condition sous la responsabilité de l’ANDRA, Agence nationale pour le gestion des déchets radioactifs à qui tout utilisateur doit déclarer l’utilisation de tels produits et la production des déchets corrrespondants.

Rendons nous compte d’abord de la taille du problème. Rien de comparable avec les déchets ménagers dont vous entendez parler pour le même probleme. Nous sommes face à de tous petits volumes, 2 kg par an et par habitant alors que le même habitant produit tous les ans de l’ordre de 400 kg de déchets ménagers et que la génération de déchets dans nos activités industrielles ressort à 2500 kg par an et habitant. C’est un tout petit problème en volume ou masse d’autant plus que 90 d’entre eux sont des TFA ou des TMA-VC.

Ca fait 40 ans que nos centrales nucléaires ont été construites et tournent tous les jours et le stockage des déchets actifs tient dans la piscine de l’usine de La Hague. Ceci pour relativiser le problème sans le minimiser car le problème commencera à devenir plus important à résoudre à partir du démantélement de la première centrale nucléaire. Et encore rien ne presse à l’arret définitif d’une centrale de la démanteler immédiatement

Les quantités de déchets nucléaires à fin 2010 suivant les diverses catégories vous sont donnés ci contre. Ils devraient atteindre 1,9 millions de m3 en 2020 et 2,7 en 2030 après conditionnement en colis.

La politique de gestion des déchets a fait l’objet de très longues études, d’un débat public et d’une loi, la loi Bataille de 1991 qui en définit les règles. Ainsi les déchets TFA,FMA-VC, FA-VL et MA-VL sont entreposables à l’air libre ou en semi- enterré. Seuls les déchets HA qui sont les seuls « vrais » combustibles nucléaires sont prévus être stockés en sous sol, en grande profondeur.

L’ANDRA dispose de deux centres de stockage de déchets de type TFA, le Cires à Morvilliers dans l’Aube, et de type FMA-VC, et le CSA ci contre, toujours dans l’Aube, mais qui s’etend sur trois communes et 95 hectares et qui a une capacité de stockage maximale autorisée de 1 millions de M3.

Pour les produits de type HA c’est à Bures qu’il est prévu que l’on construise, dans le cadre du projet Cigeo, des installations de stockage souterraines à 500 mêtres de profondeur et dans des couches de roches argileuses imperméables capables de conserver ces déchets pour trois cents ans.

Les études se poursuivent pour concevoir ce centre de stockage de manière à pouvoir présenter bientot la demande d’autorisation de l’ouverture d’un tel centre.

Si je vous en parle aujourd’hui c’est d’ailleurs parce que l’ANDRA vient de signer avec la société bien connue, Poma de Voreppe près de Grenoble, spécialiste des remontées mécaniques, des metros sur coussin d’air et des système de transport par cable(New York, Medellin,Rio) le contrat pour la mise au point d’une sorte de funiculaire pour transporter les charges lourdes (130 tonnes) de la surface aux galeries et alvéoles de stockage du centre d’enfouissement.