Vivement que la Grèce quitte l’Euro ????

A la suite du désastre économique de la Grèce, on en est arrivé à l’élection, en Grèce, d’un parti politique, Syriza, qui a proclamé son refus des contraintes imposées par les pays de l’Union européenne pour venir à son secours et des sacrifices très éprouvants que cela impose aux populations. Dans la pratique, cela veut dire, pour Syriza et son Premier Ministre, de refuser de rembourser aux créanciers et en particulier aux pays qui ont bien voulu venir au secours de la Grèce, les emprunts qu’elle leur a fait, voire même les intérêts de ces emprunts.

Les discussions se poursuivent entre la Grèce de Syriza et ses créanciers, les pays de l’Europe du Nord pour trouver un accord acceptable par tous pour que la population grecque soient moins « matraquée » par les exigences des pays prêteurs mais que ces derniers puissent continuer à les soutenir financièrement en ayant la certitude que la Grèce mettra en place les mesures qui lui permette de redresser son économie, dans le cadre d’une politique d’orthodoxie économique.

La clé du problème, c’est que l’économie est en principe une science, mais pas vraiment une science exacte car mélangeant des éléments mathématiques, tout ce qui est comptable comme les budgets, leur équilibre ou déséquilibre,le compte d’exploitation de tel ou tel pays ou économie, les déficits hélas, les taux d’intérêts..etc,… etc et des éléments immatériels et subjectifs qui font que l’on puisse promouvoir ou mettre en oeuvre telle ou telle politique dont on sait qu’elles ne résoudront pas le problème mais que les gourous de ces politiques « alternatives » réussissent à vendre avec succès aux peuples qui souffrent. Seul problème, les faits sont têtus, c’est bien connus, et malheureusement, les éléments comptables de l’économie finissent toujours par réémerger

En cette période de difficultés économiques, les gourous prolifèrent, de droite comme de gauche, et nous promettent monts et merveilles pourvu que nous les élisions… à la place de leurs prédécesseurs.Et de proposer différentes initiatives parfois très risquées, comme celle de quitter l’Union Européenne, trop interventionniste dans la gestion des Etats membres pour le Front National, ou celle de David Cameron de mettre au référendum l’appartenance de la Grande Bretagne à l’Europe,ou celles de refuser les implications des aides de autres pays membres comme c’est le cas avec la Grèce et Syriza ou les visions des « tout est possible » comme Podemos (Nous pouvons en français) ou Cuidadanos (Occupons nous de nous) en Espagne.

La conséquence ultime de ces propositions consiste pour certaines d’entre elles et pour certains pays, en la sortie de l’Euro, que l’on nomme suivant le pays comme le Grexit ( Greece exit),  Brexit ( Britain exit) ou peut être Sexit (Spain Exit) si d’aventure les résultats des élections espagnoles faisaient aller ce pays vers une telle extrémité.Sauf que, de l’avis des financiers orthodoxes ou simplement sérieux, là on ne sait pas vraiment vers où l’on va et si l’on ne joue pas à l’apprenti sorcier.

Dans un premier temps, une telle perspective effraya les experts qui la rejetèrent . Puis, devant l’intransigeance des nouveaux élus grecs, ils commencèrent à s’habituer à l’idée après avoir fait des calculs approfondis sur ce qu’une telle sortie couterait à chacun des pays prêteurs.Et comme l’économie grècque est une des plus petites économie de la zone euro, ils en arrivèrent à se dire que …bof, on verrait bien. Même le Ministre des Finances allemand a fini par exprimer un avis positif sur une telle éventualité.

Et donc à titre personnel, je pense qu’en effet puisque nous avons trouvé un volontaire pour faire prendre un tel risque à ses électeurs et tenter l’aventure, laissons le faire. Nous avons beaucoup à y apprendre. Ça nous permettra de voir quel sera l’impact sur le cours de la Drachme remplaçante ( -20?,-30?,-50 pct ?). Quel impact cela aura sur l’économie grecque en terme de boost aux exportations et de freins aux importations et comment se fera la balance entre ces deux facteurs opposés pour la compétitivité des productions grecques.Quelle sera l’acceptation sociale d’un tel bouleversement? Combien de Milliards, il en coûtera à chaque pays qui ont soutenu financièrement la Grèce jusqu’à présent, dont la France.Et comment sur le moyen terme, la Grèce trouvera le moyen d’emprunter à nouveau sur le marché après un tel défaut de paiement?

En principe, nous connaissons déjà les conséquences d’un tel défaut de paiement puisque l’Argentine en 2000 a vécu la même expérience et continue, 15 ans après à en souffrir terriblement encore.Mais les politiciens, quand ça les arrange, ont la mémoire courte

En route donc pour le plongeon dans le presqu’inconnu !!