Ma semaine de flux RSS… et d’humeurs #4

Le baromètre de mon humeur remonte à défaut du thermomètre et du vent qui s’évertue à transformer mes déplacements en scooter en séances rafraîchissantes et vivifiantes. Certes pas encore de quoi danser la Gigue sur la table, tant s’en faut, mais je dirais que j’ai retrouvé une certaine sérénité et surtout une nouvelle orientation dans mon activité professionnelle et c’est très re-motivant.

À tel point que j’en viens à m’émerveiller devant cette jolie fleur solaire appelée « SmartFlower » qui change quelque peu de ce que l’on a l’habitude de voir en matière de production photovoltaïque. Au-delà du look qui n’est pas sans me rappeler une autre fleur, c’est l’orientation « autoconsommation » qui m’a attiré et la mobilité potentielle de l’installation qui peut vous suivre durant vos déménagements. En creusant un peu, on découvre que le produit est australien ou du moins fabriqué en Australie. Difficile de juger de la pertinence de cet engin ni de son efficacité, je ne suis pas un spécialiste du solaire.

Puisque nous en sommes au rayon environnement, la mauvaise nouvelle de la semaine (oui il en faut) est qu’il ne nous reste plus que trois minutes avant la fin du monde. C’est l’horloge de l’Apocalypse ou de la fin du monde (Doomsday Clock) qui nous l’annonce. Comme le montre le graphe ci-dessous :

Elle est révisée chaque année, principalement en fonction des tensions géopolitiques autour du risque nucléaire : course aux armements, traités d’interdiction, terrorisme… La menace d’une guerre nucléaire planétaire a très largement contribué à diminuer le nombre de minutes qu’il restait à l’humanité avant de sombrer dans le chaos. Évidemment, chacun y verra  ce qu’il souhaite, vérité absolue, tendance ou avertissement.

Parlons un peu technique et éthique avec deux articles autour du code. Vous savez ce truc qui est écrit par des êtres humains afin de décrire la façon dont devra se comporter un programme informatique. Il existe une citation qui, pour certains, relève d’une croyance quasi mystique et absolu selon laquelle : « le code est la loi ». Une phrase que l’on doit à Lawrence Lessig spécialiste de droit constitutionnel et de droit de la propriété intellectuelle et également fondateur et président du conseil d’administration de l’organisation Creative Commons. Le chercheur de l’université de Toronto, Quinn DuPont s’inquiète des dérives potentielles vers une dictature du code.

Il voit dans des projets comme Ethereum (un dérivé du bitcoin) une menace pour le droit auquel le code viendrait se substituer, s’imposer. J’avoue également ne pas être séduit par cette approche par le code. Même ouvert, même libre, le code reste du code et c’est ce que l’on en fait qui importe. Les pires exactions peuvent être menées sans aucun doute avec du logiciel, même libre. Le code ne reste qu’un outil et pas une finalité et c’est en tant que tel que je continuerais de le considérer.

Toujours dans la série du code, « devrions-nous écrire moins de code et plus de blogs ?« . Un questionnement qui fera plaisir à Cyrille qui non sans raison constate cet appauvrissement de la blogosphère. Je plaide coupable, mais pas trop. Je suis encore là depuis ce 22 novembre 2008 qui a vu la naissance de ce site qui n’est pas près de fermer.

Je finirais par le test de la semaine que l’on doit à un autre indéboulonnable de la sphère libriste : Frederic Bezies. Il nous propose une première visite de la future version 2 de Handy Linux ou « Debian sans se prendre la tête ». Cette version 2 sera basée sur la prochaine version 8 de Debian. Ce projet reste pour moi un des plus pertinents de ses dernières années avec des pages de présentation très bien construite comme « Garde ton PC« . Handy Linux est pour moi la distribution de référence pour des postes de travail fixe et pas juste pour découvrir GNU/Linux.