Ma semaine de flux RSS… et d’humeurs #6

Notre antivirus souverain de retour et il se nomme Uhuru-AM. Il est issu du fameux projet DAVFI(Démonstrateurs d’AntiVirus Français et Internationaux) né en 2012. En voici donc sa première déclinaison commerciale et visiblement non libre (ou peut-être quelques modules). Il s’agit d’une offre de lancement comprenant une licence perpétuelle (mises à jour mineures et majeures non limitées dans le temps, versions actuelles et futures). Attention offre valable pour 50 000 licences minimum.

Les premiers servis seront donc les grands comptes et les administrations via l’UGAP. Il y a une certaine logique dans ce choix, ce sont eux qui sont à même de financer de façon massive le développement de cette solution. Une version gratuite devrait être disponible pour les particuliers dans le courant de l’année.

Quand aux utilisateurs de distributions GNU/Linux qui pourraient avoir besoin d’un antivirus (il en faut un maintenant ?) le chercheur Eric Filiol, qui a participé au projet DAVFI, compte lancer un « fork » d’Uhuru-AM pour postes Linux, sous une licence open source. Elle s’appellera « OpenDAVFI Linux » et devrait être présentée vers mi-mars (source). 

Un article de Bertrand Duperrin sur le futur d’internet et ses enjeux. Cette fameuse « transformation digitale » que comprennent si mal les chefs d’entreprises françaises que je rencontre est aujourd’hui au cœur de bien des discussions, voire comme souvent d’un effet de mode. Pourtant la réalité est bien là. Les entreprises qui n’intégreront pas les outils du numérique de façon efficace dans leur fonctionnement disparaîtront d’ici cinq ans.

Il ne suffit désormais pas d’être équipé d’un logiciel de gestion d’entreprise pour se considérer comme « up to date ». Bien souvent ces outils ne sont utilisés que comme des machines à écrire améliorées. Les processus de gestion et modes de fonctionnement restent hérités de l’âge du papier et du crayon. Un bon indicateur est d’ailleurs souvent la quantité de papier, d’impressions et la taille des archives encore nécessaire pour classer le papier. Fin de l’aparté.

Bertrand Duperrin nous fait un rappel des âges de l’internet et de ceux à venir :

  • L’âge des fondations : 1969-1989
  • l’âge de la « wébisation » : 1989-2004
  • L’âge de la « networkisation » : 2004-2012
  • L’âge de la digitalisation : Maintenant
  • L’âge de la « cognitisation » : Nous y arrivons : La coexistence de l’humain et des machines intelligentes.
  • L’âge du n’importe quoi et du chaos : On va nécessairement aller trop loin.
  • L’âge de l’éthique et du durable : quand nous aurons atteint l’insupportable…

Il est important de se positionner dès aujourd’hui dans ce territoire incontournable qu’est devenu internet. Un vaste supermarché sans limite ni frontière où tout circule du meilleur au pire. À mon niveau, je me pose tous les jours la question de la façon dont je vais pouvoir vivre dans ce monde. Comment mon métier doit évoluer, comment je dois mettre à disposition mon savoir, mes compétences et les valoriser. Une remise en question complète et un long travail, mais d’une certaine façon passionnante.

Bonne semaine à toutes et à tous !

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