Rejets de Gaz à Effet de Serre: La France et le Monde

Bonne nouvelle, un peu inattendue par rapport à ce que nous distillent les médias régulièrement. Nos engagements de diminution de nos émissions de Gaz à effet de serre auxquelles nous nous étions engagés en signant le traité de Kyoto ont bien été tenus! De quoi se présenter la tête haute à la conférence de Paris sur le climat qui doit s’y tenir en 2015 et au sommet préparatoire convoqué par les Nations Unies et son secrétaire général Ban Ki Moon le mois dernier.

Les objectifs fixés par ce traité pour la période 2008/2012 ont été tenu, nous affirme le Citepa, Centre Interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique, l’organisme ( un de plus) crée par le Ministère de l’Ecologie pour collationner les chiffres et fournir les résultats.

Nos émissions de CO2, principal gaz à effet de serre ( 70 pct de ces derniers), ont en effet diminué de 10 pct et celles des autres GES, le méthane et le protoxyde d’azote, en provenance de l’agriculture et de l’élevage, bien plus dangereux dans leurs effets,ont baissé respectivement de 37 et 14 pct. Au total on arrive à 12,4 pct de diminution, un score tout à fait remarquable.
C’est le secteur de l’industrie qui a eu les meilleurs résultats avec 38 pct de moins d’émissions ce qui peut venir d’efforts constants pour diminuer consommation et coûts et améliorer leur compétitivité, la motivation première de l’industrie dans ces efforts, mais aussi de l’effet de la crise et de la désindustrialisation qui en a résulté.Le secteur de l’énergie a également beaucoup progressé du fait de l’amélioration de l’efficacité énergétique, du passage du charbon au gaz et de la faiblesse globale de ces émissions liées à l’importance du nucléaire chez nous.

Par contre on constate l’augmentation des émissions dans le transport routier et le résidentiel. Comme quoi la modification des comportements qui doit nous amener à une meilleure maîtrise de nos émissions et du réchauffement climatique, n’est pas encore là!  Bonne nouvelle également mais annexe au problème du réchauffement climatique, on a constaté une division par 6 des émissions de produits soufrés, responsables dans les années 80 des pluies acides sur nos forêts, et celle des composés volatils issus de peinture qui ont baissé de 76 pct.C’est dire que globalement c’est plutôt mieux et que nous pouvons être fiers de nous, même si, du coté du changement de mentalité des français ca ne semble pas avoir changé beaucoup depuis.

Coté monde pourtant, comme vous pouvez voir sur le schéma ci contre,les choses ne semlblent pas avoir changé profondément. Certes les émissions de CO2  par personne en Europe ont baissé, mais les émissions par personne sur le plan mondial, qui traduisent l’amélioration globale des niveaux de vie montrent une augmentation  régulière sur les cinquante dernières années.Celles qui montrent par contre la tendance la plus forte à l’augmentation sont celles de la Chine qui ont triplé en 20 ans , et à une moindre mesure de l’Inde.

Comme ces deux pays représentent 2, 5 milliards de personnes à eux deux,nous sommes sans doute très loin d’avoir maitrisé un tant soit peu le réchauffement climatique de la planète.

C’est d’ailleurs le dilemne qui se pose à nous, en particulier face aux efforts que nous devrions et que nous devrons effectuer si nous voulons limiter les conséquences de l’accroissement de nos émissions sur le climat, de savoir si ces efforts ne sont pas tout à fait vains face à ceux qui visiblement n’en font pas au niveau de ce qu’il serait nécessaire de faire…

A suivre, mais sans grand espoir néanmoins…